‹ Contribution Au Diagnostic Étiologique Des Niches Géantes De La Petite Courbure De L'EstomacChapitre 21 sur 22 · OBSERVATION N · texte numérisé non relu

OBSERVATION N

Jean Tan, 78 ans. ,

Vient consulter le 23-10-41 pour une crise douloureuse épigastrique datant de six semaines, caractérisée par des phénomènes douloureux survenant 3 heures après le déjeuner,

SL port

s’accompagnant de vomissements. La douleur cède spontanément vers 19 heures.

Le malade ne peut presque pas s’alimenter et ne peut boire que de l’eau.

A l'examen, douleur assez vive, sous le rebord costal gauche et à l’épigastre.

Pas d’amaigrissement.

Sur les films, niche géante de la partie inférieure de la portion verticale de la petite courbure, longue de 6 centimètres.

‘Malgré l’âge, et eu égard à la brusquerie de la crise, à la dimension de la niche coïncidant avec une histoire clinique aussi récente, on affirme le diagnostic d’ulcère géant de la petite courbure chez un vieillard, et on commence la protéinothérapie intraveineuse avec précaution.

Le malade est revu 48 heures après la première injection : 1/2 ce. dilué dans 20 ce, de sérum physiologique.

La douleur a presque complètement disparu. Le malade a eu un frisson avec une petite élévation thermique à 38°.

On continue néanmoins les injections et, devant la persistance de la réaction, on substitue l’hyposulfite au sérum physiologique.

Le malade est hospitalisé le lundi 3 novembre.

Cette crise douloureuse est la deuxième que ‘subit le malade; la première est survenue il y a deux ans, elle a duré une semaine et était faite de douleurs plus intenses, qu’une potion à la belladone a fait cesser.

Actuellement, le malade présente un assez bon état général. Il n’a pas maigri au cours de sa dernière crise, nous dit-il. On ne sent pas de tumeur au niveau de l’estomac. Le foie est un peu douloureux; son rebord inférieur déborde de deux travers de doigt le rebord costal, ;

Numération globulaire le 6-11-41 :

Hémoglobine : 40 %; Globules rouges : 2.480.000; Globules blancs : 8.200; Polyneutrophiles : 71; Eosinophiles : 3; Lymphocytes : 17; Monocytes : 9.

M. FONDEVILLE PLaxce IV

Observation Ne 11. — Volumineuse niche du tiers supérieur de la portion verticale de la petite courbure.

Observation N° 11. — Disparition quasi-complete de la niche après traitement

G. Deberque, Imp., Parts. A. Legrand et J, Bertrand. Éditeurs.

RD Te

Recherches du sang dans les selles après repas d’épreuve, se montre positive.

Le 12-11-41 : Un examen radiologique montre une diminution de la niche. La maladie est en cours.

OBSERVATION N° 11. —— Syndrome périodique douloureux tardif typique. En septembre 1941, grosse niche de la petite courbure verticale. En novembre, disparition quasi complète de l'image après traitement.

Joseph Lat…, 63 ans, manœuvre.

Vient consulter à l'Hôpital Tenon, le 8-9-41, pour syndrome périodique tardif douloureux.

La première crise, en janvier 1941, a duré 2 mois; elle se caractérise par une douleur épigastrique survenant 3 heures après les repas, douleur irradiant dans le dos, avec sensation de transfixion, et aussi vers le sein droit.

Cette douleur est calmée assez rapidement par l’ingestion d'aliments ou d’alcalins.

Elle ne s'accompagne ni de vomissements, ni de constipation.

Intervalle libre intégral jusqu’en août 1941, où commence une seconde crise extrêmement violente. La douleur est peu où pas calmée par les aliments ou les alcalins, et elle dure deux heures environ.

Les radiographies pratiquées le 11-9-41 montrent une volumineuse niche du tiers supérieur de la portion verticale de la petite courbure, baute de 3 centimètres, laige de 2.

Le malade est traité par la protéinothérapie endoveineuse et reçoit 12 injections.

La crise s’amende rapidement en 15 à 20 jours environ.

Un deuxième examen radiographique, pratiqué le 5-11-41, montre la quasi-disparition de la niche, dont on ne distingue plus qu’un simple contour sur une série de films.

Le malade, ne souffrant plus, est maintenu sous surveillance, mais sans traitement.

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