LES DÉFORMATIONS-TYPES
a) Le défaut de remplissage.
I1 peut être total : il est dû dans ce cas, soit au remplissage complet des cavités pyéliques par la tumeur ou
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par des caillots sanguins, soit à la compression de la portion initiale de l’uretère par une tumeur développée dans le pôle inférieur du rein; mais ce défaut est rare et n’est pas pathognomonique et peut se retrouver dans la lithiase pyélique ou bien en cas de compression par une tumeur extra-rénale par exemple.
De beaucoup le plus important est le défaut de remplissage de un ou plusieurs calices, défaut connu couramment sous le nom amputation de calices; cette image caractéristique est due à l’obstruction du calice par Ia masse tumorale.
Un autre défaut de remplissage est le DÉFAUT LACUNAIRE; celui-ci peut être central ou marginal. Les défauts centraux sont dus à une masse tumorale située au centre du bassinet ayant son point d'implantation sur l’une des faces ou dans le parenchyme rénal même. Les calculs peuvent eux aussi donner des défauts de remplissage; ceux-ci sont pourtant plus faciles à distinguer grâce à leurs limites plus nettes.
Il est de même des anomalies d’orientation des calices qui s’entrecroisant, peuvent circonscrire une boucle simulant une lacune; mais l'identification est en général facile.
Les défauts marginaux sont dus à l'invasion des parois pyéliques par la tumeur. Ces déformations sont constantes au point de vue volume et situation et persistent même à la contraction du bassinet.
b) L’allongement et la déformation des calices; les changements d'orientation des cavités.
L’allongement des calices, déformation fréquente, est dû à l’étirement de ceux-ci par la tumeur. Cette déformation est souvent associée à la dilatation partielle du calice.
Dans d’autres cas, le calice paraît raccourci par l’érosion de son extrémité ou la compression par le développement de la tumeur. Quand celle-ci pénètre entre les calices, elle les écarte; de même la tumeur en se développant, peut
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rapprocher deux calices, signe caractéristique pour le développement radiographique d’un néoplasme.
c) La dilatation du bassinet et des calices.
La dilatation est presque toujours due à la compression de l’uretère par les masses tumorales, donnant parfois naissance à de volumineuses hématonéphroses; d’autres fois, et même assez fréquemment, la dilatation est due aux tumeurs primitives du bassinet, Contrairement à ces dilatations de toute la cavité transformant le bassinct en une véritable poche parfois très volumineuse, on rencontre des dilatations isolées de un ou plusieurs calices, causées par la compression du collet calicial ou par la pénétration de la tumeur dans la lumière même, du calice, provoquant de la stase en amont.
d) Le flou et l'irrégularité des contours.
Parfois les contours des cavités rénales sont flous, irréguliers; ceci est dû au fait que les cavités sont limitées par la tumeur même. Ce caractère est surtout fréquent dans les tumeurs du bassinet et des calices; en cas de tumeur du parenchyme par contre, le contour peut être parfaitement net. Mais ceci est caractéristique dans ces cas, c’est la rigidité des contours qui ne peut être révélée que par la pyéloscopie ou par des radiographies en série.
e) Le changement d'orientation de l'extrémilé supérieure de l'uretère.
Cette déformation est due soit à une tumeur du pôle inférieur qui repousse l’uretère vers la colonne verlébraie, lui faisant prendre parfois la forme en baïonnette, soit au poids même du rein néoplasique qui fait descendre l'organe. Le déplacement de l’uretère se fait dans la majorité des cas vers la ligne médiane.
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20 (CLASSIFICATION ANATOMO-RADIOLOGIQUE DES CANCERS RÉNAUX.
Ayant succinctement envisagé les déformations plus ou moins pathognomoniques des pyélogrammes des cancers du rein, nous sommes en mesure d’ébaucher une classification qui, à une radiographie donnée, fera correspondre une lésion avec son siège exact. Nous avons pu recueilhr dans ce but 17 cas qui se répartissent ainsi :
Cancers du pôle supérieur du rein.... 5 cas.
Cançers”du pole iérieur 2. 727.7: 3 Cas.
Cancers de la partie moyenne ........ 2 cas.
Cancers à développement pyélique ..”. 2 cas.
Cancers MASSIES" dur rem 0 et 4 cas.
Cancer sans modification pyélique .. 1 cas.
a) Concers du pôle supérieur.
Cette localisation semble être ia plus fréquente. En général ce sont ceux dont le diagnostic clinique est le plus délicat, car si la tumeur rénale existe, elle présente un développement supérieur diaphragmatique qui explique le fait que le rein n’est pas perceptible. Les modifications radiologiques portent sur le calice supérieur; il peut être amputé, soit qu'un voluinineux bourgeon néoplasique pénètre dans le calice, soit que la tumeur en se développant au niveau du pôle comprime et oblitère ce calice; on observe aussi une élongation du calice supérieur due au fait que la tumeur oblige la partie saine à s’allonger sur la face convexe du cancer.
Voici cinq observations :
OBSERVATION I due à l’obligeance du Professeur Darget.
(Fig. D.
La pyélographie montre une amputation typique du calice supérieur; elle a permis de réformer une erreur de diagnostic.
MR Ans LES
Le malade avait présenté une hématurie rénale importante, son médecin l’adresse à un radiologue qui pratique une radiographie simple et répond : boue lithiasique au niveau du rein droit. En effet, le pôle supérieur présente une série de points opaques aux rayons X. Il aurait pu s’agir d'une association rare de tumeur et de calculs. En fait, on avait affaire à une calcification de la tumeur, les cellules néoplasiques subissent une classification secondaire aidée par la préserice d’éther de cholestérine contenue dans ces tumeurs.