HISTORIQUE
Appliquée par Braasch en 1915 au diagnostic äu cancer du rein, la pyélographie fut surtout vulgarisée par Papin. Dans ses ouvrages il accordait un grand intérêt à la méthode, avec des réserves sur son infaillibilité, et, d’après lui, il convenait de pyélographier tous les cas d’hématurie rénale sans cause reconnue.
Young et Waters, Schwarzwald, en 1921, adoptent la méthode et la préconisent avant toute intervention expioratrice. Depuis, la pyélographie se généralise et de nombreux auteurs présentent des observations où ils concluent à son efficacité dans la plupart des cas; cependant Murion, puis Schônfeld et Kraft émettent quelques réserves
« Les résultats, déclarent ces derniers, dépendent de Ia grosseur de la tumeur et de sa localisation. Une tumeur de l’épaisseur du parenchyme ne peut évidemment pas être dépistée par la radio; une pyélographie négative ne prouve pas l’absence de la tumeur. En général, la pyélographie ne donne de résultats, le plus souvent, que dans les tumeurs très évoluées, à moins qu’elles ne siègent dans le bassinet lui-même.» Nous verrons plus loin ce qu’il faut penser de cette opinion.
Depuis, les auteurs ont adopté couramment la pyélographie dans toutes les affections rénales suspectes et se sont efforcés de la perfectionner. Au collargol et à l’iodure de sodium employés au début, on a substitué l’urosélectan ou des produits analogues dans lesquels l’iode se trouve uni à un noyau organique et dont la toxicité est beaucoup
moindre.
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Legueu, Fey et Truchot (séance du 13 mai 1929, de la Société française d’urologie) insistent sur les avantages de la pyéloscopie et considèrent la pyélographie comme une exploration complémentaire de Ia première, surtout dans les cas de tumeur débutante.
J. Bedrna et J. Simon préfèrent le pneumo-bassinet et le Professeur Chauvin (de Marseille), en 1929, lui consacre quelques articles dans lesquels il déclare que « pour l'étude morphologique des cavités pyélo-calicielles, le pneumobassinet donne des images ordinairement suffisantes; c’est ainsi qu’on peut s’en contenter pour le diagnostic des tumeurs rénales. » Cependant il concède que la pyélographie est nécessaire dans les cas où le pneumo-bassinet fournit une image insuffisamment nette.
En 1929, Swich étudie l’urographie veineuse par l’urosélectan, cette nouvelle méthode est appliquée par Legueu, Roth et Wright, les auteurs allemands (Bronner, Ziegler, Perlmann), en Italie par Ravasini; mais dans la majorite des cas, il la reconnaissent inférieure à la pyéiographie rétrograde, bien qu’on ait proposé certains procédés pour l'améliorer, telle que la distension vésicale faisant obstacle à l’écoulement. Actuellement, l’urographie veineuse est surtout employée pour juger la valeur excretrice äu rein; mais elle reste précieuse dans les cas où on ne peut recourir à la pyélographie ascendante.
Actuellement, on attache plus d’importance à l’étude d'ensemble des voies urinaires, ce qui conduit à remplacer la pyélographie par l’uretéro - pyélographie (Bouchard- Potochi); dans ce but on utilise les sondes de Chevassu dont le renflement terminal olivaire obture l’orifice uretéral; les images obtenues ainsi intéressent la totalité de l’uretère dont les coudures possibles sont respectées, ce qui est capital pour bien apprécier les déviations que peuvent lui imprimer une masse tumorale voisine.