‹ Contribution au dosage du sodium dans le laitChapitre 11 sur 25 · LAURE · texte numérisé non relu

LAURE

Il y a donc essentiellement des phosphates, chlorures, sulfates, de calcium, potassium et sodium. L'indice du chlore est voisin de | gramme par litre, celui du sodium est tenue habituellement pour proche de 0,5 gramme par litre. || faut rappeler que certaines substances anormales peuvent se trouver dans le lait, apportées accidentellement par l'alimentation, ou par des médications : l'arsenic est une de celles-là.

| n'y a pas à craindre dans l'isolement du sodium sous forme

d'acétate triple, de substitutions au sodium ou au magnésium, car :

les quantités de substances génantes sont relativement faibles. La présence d'ions SO‘ et Ca** peut permettre de penier que la gravimétrie sera faussée en excès par la précipitation de sulfate de calcium, cette erreur étant peu importante par rapport à la masse d'acétate triple correspondant au sodium. | C'est du fait d'ions phosphoriques que les erreurs les plus im-. portantes pourraient venir : le phosphate d'uranyle, insoluble dans l'alcool. et dans l'eau, d'aspect qélatineux, et susceptible de troubler toutes les méthodes de caractérisation du sel de Streng. Des erreurs analogues peuvent provenir de la présence éventuelle dans le lait d'ions arséniques : mais en règle générale on peut les nédjliger, surtout s'il s'agit de laits de mélanges. __ De la constitution chimique du lait découlent certaines obligations : il faudra éliminer les matières organiques, qui retiennent beaucoup, d'éléments minéraux et faussent les réactions, ainsi que les ions phosphoriques, ou le phosphate d'uranyle formé.

Elimination des matières organiques.

C'est un temps délicat du dosage. On peut choisir entre deux groupes de méthodes : par défécation, et bar destruction.

La défécation est employée sur les liquides biologiques ::on

cherche à précipiter les molécules organiques, et à les éliminer simplement, par filtration. On peut employer des solutions d'alcoo! : et d'acétone, l'acide trichloracétique. Pour déféquer les échantillons de lait sur lesquels ils dosaient le sodium, E. Barthe et L. Dufilho (5) utilisaient une solution d'acide chlorhydrique dilué. Cette méthode simple, pratique, à quelques inconvénients : les matières . organiques précipitées peuvent retenir des éléments minéraux, et il peut subsister de petites molécules organiques capables d'influer sur les réactions. ; |

La destruction des matières organiques peut se faire selon deux modes : par voie humide, et par voie sèche.

ET ae

Par voie humide, on emploie des substances oxydantes, certains acides, l'eau oxygénée, le permanganate de potassium : on ÿ ajoute l'action de la chaleur.

, On emploie le plus souvent les acides nitriques (Carius|, sulfurique (Kjeldhal}, perchlorique (E. Kahane]). On peut combiner l'action de plusieurs de ces substances.

E. Kahane et Mile R. Dumont étudièrent ce mode de destruction en vue du dosage du sodium par le réactif à l'uranyle. Ils essayèrent une destruction sulfo-nitro-perchlorique, grâce au mélange suivant :

D NIQUE. Ut 3 PER HbbiQuE.: ls Te E- Acide perchlorique IEC MR RES 7 ae EE)

. Par chauffage, on élimine d'abord l'acide nitrique, puis l'acide perchlorique. Pour chasser l'acide sulfurique, il faut augmenter la température : il se produit alors des « surchauffes » ayant pour conséquence la formation de phosphates difficilement solubles englobant du sodium, d'où des erreurs par défaut. Le procédé qu'ils adoptèrent finalement fut une destruction nitro-perchlorique, les deux acides agissant successivement : après élimination

de l'acide nitrique ils ajoutaient l'acide perchlorique, l'attaque

étant « moins vive que celle qui a lieu lorsqu'on n'utilise pas d'acide nitrique ». Ils obtenaient une liqueur perchlorique, « ce qui est avantageux car la plupart des perchlorates sont solubles dans l'alcool étendu ». Nous rappellerons toutefois que les perchlorates de potassium et d'ammonium sont précipités par l'alcool de leur solution aqueuse, ce qui risque de fausser la gravimétrie.

Toutes ces méthodes sont assez lentes et ne dispensent pas,

pour éliminer l'excès de réactif, d'un chauffage à température :

assez élevée.

Dans là destruction des matières organiques par voie sèche, C'est la chaleur qui est l'agent principal. La calcination est de prime abord séduisante par sa simplicité. Mais elle amène la volatilisation de certains éléments : arsenic, soufre, antimoine. Le phosphore ne serait pas sublimé, mais changé en méta et pyrophos-

phatés [E. Ernst et I. Barasits) (20). Les halogènes et halogènures

sont éliminés en proportion importante, pouvant atteindre 71 %, selon Porcher : ce qui pourra causer des erreurs considérables.

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