‹ Contribution au Test de Dausset et Ferrier Spectrophotométrie dans des cas d'Hyperthyroïdie et de Troubles HypophysairesChapitre 10 sur 17 · LES · texte numérisé non relu

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Etude des différents facteurs qui peuvent exercer

\ une influence sur le T. R. L

Comme nous venons de le voir, cette mesure du temps de réduction initial nécessite certaines précautions. Avant de proposer un mode opératoire, nous allons passer en revue les différents facteurs qui peuvent faire varier ce temps de réduction initial.

En premier lieu, des facteurs tenant à l’appareil. Nous n’examinerons pas ici les caractéristiques de chacun des appareils construits pour faire ces mesures. Chaque expérimentateur travaille toujours avec le même appareil. Après en avoir essayé plusieurs, nous nous sommes arrêtés à l’Hémoréductoscope de J.-F. DoMeE dont la description a été faite plus haut.

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Mais dans chaque appareil, deux points doivent faire l’objet d’une attention particulière :

— la luminosité,

— la pression exercée par la pince sur les tissus de l’espace interdigital examiné.

Au cours de nos nombreuses expériences, nous avons remarqué qu'en opérant avec une forte luminosité, la fusion des bandes semblait plus précoce. L'observation suivante peut être faite au cours de chaque mesure.

Après avoir constaté la fusion des bandes avec une luminosité normale de l’appareil, il suffit de réduire la largeur de la fente par l'intermédiaire de la vis latérale, pour voir aussitôt les deux bandes réapparaître.

Ce fait montre combien il est important, au cours de l'examen chez un sujet sur lequel on fait une série de mesures avant et après excitation de glandes, de ne pas faire varier la largeur de la fente.

La question de la pression exercée -par la pince sur les tissus de l’espace interdigital examiné, a été étudiée par M. V. DONNET au cours de sa communication à la Société de Gynécologie de Paris (Juillet 1938).

Il écrit : « Nous avons ainsi constaté que le temps « de réduction pouvait varier dans des proportions « parfois considérables et nous croyons que la cause « doit en être cherchée dans le déclenchement d’un « phénomène vaso-moteur local, conséquence du trau- « matisme cutané engendré par la pince et par la « répétition de ce traumatisme ».

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La pression exercée par la pince n’est pas sans entraîner des réactions locales.

— Le traumatisme de la région est certain; le sujet accuse souvent une douleur.

— Ïl existe aussi une réaction sympathique. Après avoir retiré la pince, on voit sur le pli interdigital examiné, une zone centrale blanche et une zone périphérique rouge s'étendant parfois à plusieurs centimètres et traduisant une vaso-dilatation intense. Ces phénomènes vasomoteurs, modifiant la quantité de sang irriguant les tissus examinés, pourront fausser d’une façon appréciable les résultats de la mesure suivante.

— Il importe donc de faire les mesures avec une pression non douloureuse de la pince. Quant aux phénomènes vasomoteurs, ils sont essentiellement variables d’un sujet à un autre et une pression minime de la pince suffit parfois pour les provoquer. Cette influence des phénomènes vasomoteurs sur le temps de réduction initial sera d’ailleurs reprise plus loin; d’où

la nécessité d’avoir une pince à serrage réglable.

Le mode opératoire doit être réglé avec précision pour éviter de graves erreurs.

— La région sur laquelle porte l'examen présente un grand intérêt. Envisageons un examen fait sur le pli interdigital qui sépare le pouce de l'index. Il est bien évident que la disposition anatomique des tissus varie d’un point à un autre. Le système circulatoire présente là une artériole de calibre important tandis

qu’il n’est constitué à côté que d’un réseau de capil-

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laires. Si la zone incluse dans la lumière de la pince comprend un vaisseau de calibre important, le temps de réduction se trouve augmenté, la quantité de sang pour une même quantité de tissu étant plus grande que dans une zone voisine. Il y aura donc intérêt à faire toujours les mesures dans une même zone pour un même sujet. Pour cela des points de repère devront être déterminés de la façon indiquée plus loin.

— Un fait intéressant a été signalé par M. V. Dox- NET, de Marseille au cours de sa communication déjà citée. Avec un temps de réduction initial identique à la main droite et à la main gauche, il a observé, après excitation d’une glande (thyroïde, par exemple), des variations de ce temps de réduction différentes à chaque main. À une augmentation du temps de réduction constatée à la main droite, correspondait une diminution de ce temps à la main gauche. Nous avons eu l’occasion de vérifier ces faits.

Bien plus, en notant quotidiennement le temps de réduction initial sans excitation, nous avons pu obtenir des courbes très différentes pour chaque main. Le cas représenté sur le graphique de la figure BR (page 21) n’est sans doute pas fréquent, mais il est caractéristique des différences du T. R. I. aux deux mains.

De ces constatations, découle la nécessité de toujours faire les mesures à la même main. Il peut être d’ailleurs intéressant de faire les deux courbes, pour apprécier les différences main-droite, main gauche.

— Si l’on schématise la réduction de l’oxyhémoglobine par un rapport :

dans lequel :

—— T représente le temps de réduction.

— Q la masse de sang.

— q la masse de tissus inclus dans la pince.

-— k un coefficient propre au sujet examiné.

On se rend compte facilement que la variabilité des facteurs Q et q entraîne des erreurs au cours d’une série de mesures.

Il faudrait donc que le rapport — fût constant, ce

q ” qui pourrait être réalisé, en particulier, en maintenant constantes les valeurs de Q et de q. Nous allons étudier ces deux points en deux chapitres distincts.

I. Facteurs pouvant entraîner une modification de la quantité de sang circulant dans les tissus.

Nous ne parlerons pas du taux des globules rouges, ni du taux de l’hémoglobine, ces deux facteurs restent constants pendant la durée de l’épreuve. Seul le tonus du système nerveux végétatif peut modifier en quelques instants l’irrigation d’une zone de tissus par l’effet de la vaso-constriction et de la vaso-dilatation. Le Professeur DALLONGEVILLE a déjà étudié cette modification. J.-F, DomMsE l’a signalée. M. V. DoNNET a écrit à ce sujet : « Nous croyons cependant que lun « des facteurs qui interviennent dans le déterminisme « du phénomène est l’asphyxie du fragment cutané; « on sait en effet, depuis longtemps, que les métabo-

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