‹ Contribution au Test de Dausset et Ferrier Spectrophotométrie dans des cas d'Hyperthyroïdie et de Troubles HypophysairesChapitre 11 sur 17 · HORS · texte numérisé non relu

HORS

« lites de l’asphyxie sont essentiellement vaso-dila- « tateurs. Cette réaction vaso-dilatatrice locale — qui « n’est en somme qu’une raie vaso-motrice annulaire « — se manifeste d’ailleurs lorsque l’on a enlevé la « pince, par une auréole plus ou moins marquée et de « durée variable : caractères qui nous paraissent être « régis par le système végétatif ».

Nous avons fait des expériences pour déterminer l'influence sur le T.R. I. de l’état de vaso-constriction ou de vaso-dilatation des tissus examinés.

Voici les résultats obtenus par exempie dans un Cas :

— Nous faisons plusieurs mesures du T.R.I. que nous trouvons égal à 190 secondes.

— Nous réalisons alors une vaso-dilatation locale du système circulatoire de la main par immersion de celle-ci pendant dix minutes dans de l’eau à 48°. On fait alors la mesure du temps de réduction, on trouve 230 secondes.

—— Nous réalisons ensuite une vaso-constriction avec un jet de chlorure d’éthyle jusqu’à l’obtention de givre. Une nouvelle mesure du temps de réduction donne 160 secondes.

Que doit-on en conclure ? si ce n’est l'importance de faire toutes les mesures avec un même tonus du système nerveux végétatif. Mais ce tonus est sous la dépendance de facteurs tels que l’émotivité du sujet, d’où la difficulté d'assurer un équilibre de ce système nerveux.

IT. Influence sur le T. R. I. de la quantité de tissus incluse dans la lumière de la pince.

ou

I! semble au premier abord que, plus l'épaisseur de peau est importante, plus le temps de réduction. est long; mais si la masse de sang et par suite d’oxyhémoglobine à réduire est accrue, la masse de tissus est aussi plus grande.

Il pourrait être intéressant de mesurer l’épaisseur des tissus examinés, comme l’a proposé le Professeur DALLONGEVILLE qui a songé à la solution pratique suivante : les arcs de cercle métalliques fixés aux deux tubes de l'appareil et qui se déplacent l’un devant l’autre quand ces tubes s’écartent pourraient présenter l’un une graduation en millimètres et l’autre un vernier au 1/10, ce qui permettrait d'apprécier l’épaisseur des tissus serrés à 1/20 de millimètre pres.

En quoi l'opérateur peut exercer une influence sur le T.R.I., c’est ce qui va faire l’objet de ce chapitre. Deux points doivent être examinés :

— J’importance du facteur individuel dans lappréciation de la fusion des bandes.

— Ja valeur de l’habitude, comme dans toutes les mesures où intervient le facteur individuel.

— Dans son article du 1* mai 1938 de la Gazette médicale de France et des Pays de Langue Française, le Docteur KERMORGANT écrit à propos de « l’endocrinodiagramme de FERRIER :

« Si l'observateur trop pressé, n'attend pas la fin « du phénomène pour enregistrer la mesure du temps « de réduction ou s’il ne sait pas ou ne peut pas lire « les modifications de couleurs survenues dans le

« spectre, il est bien évident que les résultats seront

« erronés. On dit de certains sujets qu’ils ont ou n’ont « pas l’oreille musicale, il existe de même des sujets « incapables de discerner les nuances et la valeur « exacte des couleurs ».

Le Professeur DALLONGEVILLE écrit : « Il nous pa- « raît impossible avec l’appareillage actuel, de déter- « miner ce temps à moins de dix secondes près ». Toutes nos mesures sont faites avec cette approximation. Il n’est même pas question d'envisager de faire ces mesures à une seconde près, comme le prétend le Docteur SAMUELS, d'Amsterdam.

Comme dans toute mesure, nos sens ei nos instruments imparfaits nous font dire que deux grandeurs sont égales quand elles diffèrent d’une quantité que nous ne pouvons pas percevoir ou mesurer.

Dans l’appréciation du temps de réduction, l’erreur commise peut provenir des appareils, mais elle provient surtout de nos sens. Ainsi la valeur T du temps de réduction est comprise entre les valeurs t et t.

— t étant le temps au bout duquel les deux bandes semblent se fusionner.

— {’ le temps au bout duquel on ne peut plus distinguer dans la bande de Stockes, ni la bande a, ni la bande f.

On'’peut-donciécrirée ME rTiEt

On ne connaît pas l’erreur absolue, on sait seulement qu’elle est inférieure à t —t. Si pour un observateur © —t— 15”, et si le temps de réduction apprécié par lui vaut 150”, l'erreur relative est inférieure à

La valeur de l’habitude est grande, toutefois, fait important à signaler, les diagrammes obtenus par un expérimentateur peuvent être comparés entre eux, et non avec ceux d’un autre observateur. Tel observateur en effet, considère la réduction comme terminée lorsqu’il voit les deux bandes « et B arriver au contact l’une de l’autre, tel autre attend la fusion complète des bandes pour dire qu’il y a réduction. D’où il résulte qu’il ne faut pas tenir grand compte de la valeur absolue du temps de réduction.

Deux graphiques qui ne sont pas établis par le même observateur pour un même sujet, peuvent différer par les valeurs absolues des temps de réduction, mais l’allure générale des graphiques et les indications diagnostique et thérapeutique sont les mêmes.

Cette question de l’habitude a été rappelée aussi par les Docteurs DREVON et MOURGUES qui écrivent : « Parmi les causes d’erreur, il en est qui sont d’ordre « purement technique et qu’une longue expérience « peut seule arriver à vaincre : erreur dans la mise « au point du spectroscope, dans l'éclairage, dans la « mise en place de la pince, dans la lecture du spec- « tre et dans l’appréciation exacte du moment pré- « cis où les deux bandes d’absorption de l’oxyhémo- « globine ont fusionné en une seule bande de ré-

« duction. ».

Nous avons laissé pour ce dernier chapitre, étude des causes d’erreur imputables au sujet sur lequel porte l’examen.

Ces causes d’erreur qui font varier le T.R.I. d’une

A D à “NES

façon surprenante en quelques minutes sont classées puis étudiées séparément.

Mentionnons seulement la diminution du T.R.I.

ce qui en effet, n’entraîne pas une erreur dans linterprétation du diagramme. HENOCQUE, ZONDECK et Ucxo avaient déjà observé avant A.-C. GUILLAUME, la diminution du T.R.I. chez les hyperthyroïdiens. Le Professeur DALLONGEVILLE écrit : « nous avons pu « constater une diminution du T.R.I. chez quelques « hypophysaires ». Dans la deuxième partie de cette thèse, un chapitre sera consacré à cette étude.

— La question de l’émotivité du sujet doit être étudiée. I est des sujets très facilement impressionnables. La seule pensée d’un examen chez un spécialiste peut déclencher chez eux des réactions du système nerveux végétatif. La vue des appareils, le premier examen, l’excitation diathermique sont autant de sources d’inquiétude pour le sujet examiné. Suivant léquilibre de son système sympathiqueparasympathique, il se produira des modifications de son temps de réduction qu’il n’est possible ni de prévoir, ni d’apprécier.

— Dans la revue de la Société Médico-chirurgicale des Hôpitaux libres, les docteurs HUuET et HAMMEL écrivent : © Le temps initial de réduction de l’oxy- « hémoglobine (T.R.[) est mesuré trois fois avant « l’expérimentation proprement dite, Si les mesures

« sont égales ou si deux d’entre elles sont égales et

« la troisième voisine de dix secondes au maximum, « le temps obtenu est considéré comme normal et

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