IV. — LA MESURE DU TEMPS DE REDUCTION INITIAL
Les pages qui précèdent décrivent la réalisation du test de DAUSSET et FERRIER chez Mademoiselle D. Nous avons interprété l’électrodiagramme selon les quatre lois énoncées plus haut; dans les chapitres qui vont suivre, nous allons entreprendre la discussion de cette observation.
Dans une première partie, nous ferons l’étude des différents facteurs qui peuvent exercer une influence sur le temps de réduction initial. Il est sujet en effet, à des variations considérables, d’où la nécessité de prendre de nombreuses précautions pour assurer sa stabilisation pendant la durée de l’épreuve.
Dans une deuxième partie, nous proposerons un mode opératoire tenant compte de tous ces facteurs et réduisant les causes d’erreur au minimum.
Reprenons le cas de Mademoiselle D. et faisons, toutes les dix minutes, la mesure de son temps de réduction initial; pendant toutes ces mesures aucune excitation de ses glandes endocrines par un courant de d’Arsonval ne sera faite. Nous obtenons au bout de quarante minutes un diagramme sur lequel on re-
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marque une grande instabilité du T.R.I. Puisque le T.R. I. est la base d'interprétation du diagramme, s’il n’a pas une valeur fixe chez un même sujet, quelles conclusions pourra-t-on tirer de ce test ?
Cet exemple montre l’importance d’une mesure du T.R.I. faite en prenant de grandes précautions de façon à réduire au minimum les causes d’erreur. Dans le cas étudié ici, à quel facteur est imputable l’instabilité du T.R. I. ? — Probablement à l’émotivité du sujet. Nous y reviendrons plus loin.
Les pages qui suivent sont consacrées à l’étude de ces causes d'erreur.