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servira de base à l’examen, Ce temps peut varier, dans d’assez faibles proportions, d’un jour à l’autre et en particulier chez la femme au cours du cycle de folliculine. Mais il semble rester constant dans le temps relativement court de l’expériimentation (deux heures environ) ».
Nous reprendrons dans la deuxième partie de
cette thèse l'étude de l'instabilité du T.R.I.
— Instabilité au cours d’un même examen.
— Instabilité du jour au lendemain.
— Enfin l'équilibre thermique mérite d’être étu-
dié : le Docteur SERVEAUX écrivait dans sa thèse en 1937 :
« Le sujet, après vingt à trente minutes passées dans une salle d’attente, en vue de la stabilisation de son équilibre thermique, subit un premier examen, une première mesure du temps de réduction avant toute excitation ».
Le Docteur KERMORGANT écrit dans la gazette mé-
dicale de France du 1 mai 1938 : « Le temps de ré-
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duction de l’oxyhémoglobine, peut varier, chez un sujet normal, sous l'influence des causes qui activent les combustions organiques, telles que l’emploi de divers agents physiques (bain salé en particulier). Un bain court active les échanges et raccourcit le temps de réduction, un bain trop prolongé, ralentit les échanges et augmente le temps
de réduction ». Ce que nous avons pu vérifier par
nos propres observations.
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Nécessité de réduire au minimum ces erreurs.
Mode opératoire proposé.
Après avoir ainsi précisé les facteurs qui peuvent faire varier le T. R. L. et entrainer des erreurs importantes, nous allons proposer un mode opératoire tenant compte de ces divers facteurs pour en réduire l'effet au minimum. Sans doute, il nous est impossible d’agir sur certains d’entre eux tels que l’émctivité du sujet, mais, par contre, les autres doivent être examinés avec un soin particulier.
L'appareil retiendra assez peu notre attention. Sa description nous en a montré tous les détails.
Sa luminosité devra être réglée par l'intermédiaire de la vis latérale de façon à voir nettement les deux bandes d'absorption avec le minimum de lumière. Ce réglage sera fait au cours de la première mesure du T. R. I. Nous avons fait remarquer qu’en opérant avec une forte luminosité la fusion des bandes semblait plus précoce. Il importe donc de ne pas modifier la luminosité au cours d’une série de mesures sur un même sujet.
Avec quelle pression de la pince doit-on opérer ? La pression devra être suffisante pour arrêter la circulation. Elle ne devra entraîner qu’une réaction sympathique locale peu apparente et être telle que le sujet n’accuse aucune douleur. Une pince réglable peut seule remplir ces conditions, ainsi que nous l’avons dit plus haut. Chez un enfant la peau très fine ne nécessite qu’une pression minime pour interrompre
la circulation; chez un homme, au contraire, la peau parfois très épaisse exige une pression plus forte pour obtenir le même résultat. Avant de mettre l’appareil en place, nous tendons le ressort par l’intermédiaire de Ia vis Jusqu'à ce que les deux mors de la pince soient au contact l’un de l’autre, À un degré de plus, on peut faire passer entre les mors de la pince une feuille de papier à cigarette. Ils ne sont plus en contact. D'ailleurs, si l’on continue à agir dans le même sens sur la vis, on voit les mors de la pince s’écarter l’un de l’autre. Remettons-les en contact. En pratique, si lon opère après avoir ainsi réglé la pression du ressort, la circulation est interrompue et le traumatisme local est presque nul. Cette pression est la pression minimum et dans certains cas, on pourra l’augmenter.
Envisageons maintenant la façon d’opérer.
Fixons sans plus tarder que toutes les mesures seront faites à la main droite. Les expériences que nous avons rapportées plus haut montrent la nécessité de cette précaution. Il peut être intéressant de faire les mesures aux deux mains. Les résultats peuvent être parfois très différents, d’autres fois presque identiques.
Sur quelle région portera l’examen ? Pour éviter les causes d’erreur en rapport avec la quantité de tissus inclus dans la lumière de la pince et avec la disposition anatomique de ces tissus, nous adoptons d’après les indications du Professeur DALLONGEVILLE
le procédé suivant.
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— I] consiste simplement à repérer sur l’espace interdigital choisi une zone circulaire ayant même surface que la lumière de la pince. Les points de repère seront pris en appliquant sur la peau un morceau de francoplaste présentant deux fenêtres circulaires. Une fois mis en place, le morceau de francoplasie limitera ainsi deux zones circulaires superposées de peau entre lesquelles on pourra examiner une quantité de tissus constante pendant la durée des mesures.
Reste une cause d’erreur importante; c’est l’instabilité de l'irrigation des tissus examinés. Comme nous l'avons montré, la vasodilatation augmente le temps de réduction, la vasoconstriction le diminue.
Nous avions pensé à créer un état de vasodilatalion artificielle avant chaque mesure en immergeant par exemple pendant dix minutes la main du sujet dans de l’eau chaude à une température de 45°.
Mais cette méthode est difficile à réaliser en pratique et nous avons pensé qu’en laissant le sujet au repos pendant une demi-heure dans la salle où serait fait l'examen, l'équilibre de son système nerveux végétatif pourrait s'établir. Cette attente présente d’ailleurs d’autres avantages exposés plus loin.
Les causes d'erreur tenant à l’observateur doivent être signalées.
La valeur de l’habitude est grande et seule une longue expérience permettra d’apprécier avec une bonne approximation le moment de fusion des deux bandes.
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Quant à savoir si l’on doit attendre une fusion complète des deux bandes ou dire que la réduction est faite lorsque les deux bandes arrivent au contact l'une de l’autre, la question est sans importance puisque l'allure générale du diagramme est conservée. Les indications diagnostiques et thérapeutiques sont les mêmes.
Nous avons exposé plus haut les causes d’erreur imputables au sujet. Qu'il s’agisse de l'instabilité du T. R. I, de l’émotivité ou de l'instabilité thermique du sujet, il semble difficile d’agir sur elles.
Comme nous l’avons déjà proposé dans le but de rétablir l’équilibre du système nerveux végétatif, l’attente d’une demi-heure dans une salle d’examen semble encore le procédé le plus simple. Ce temps sera employé à mettre le malade en confiance, (tout en faisant les premières mesures du T. R. I. et il est indispensable d’en faire plusieurs) à lui montrer les appareils, à lui expliquer le mode opératoire pour qu’il ne soit surpris d'aucune manœuvre et à lui faire remarquer que l’examen est simple et non douloureux.
Nous terminerons ces pages en résumant dans un tableau les précautions à prendre pour établir un diagramme endocrinien aussi exact que possible.
Nous considérons naturellement que l’observateur possède l'expérience nécessaire pour faire les me-
sures correctement.
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