‹ Contribution Au Traitement Chirurgical De L'Ostéo-Arthrite Tuberculeuse Sous-Astragalienne De L'AdulteChapitre 7 sur 32 · ANATOMIE DE LA RÉGION · texte numérisé non relu

ANATOMIE DE LA RÉGION

For de décrire les différents symptômes de

l'ostéo- arthrite tuberculeuse sous astragalienne, il

nous paraît utile en raison de sa propagation aux parties molles de rappeler l'anatomie de cette région L’astragale et le calcaneum s’articulent par quatre facettes articulaires qui opposées deux à deux forment deux articulations distinctes séparées par un canal osseux: le sinus du tarse ; l’une est postérieure ; l’autre antérieure se continue en avant avec larticulation astragalo-scaphoïdienne. Les surfaces articu-

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laires postérieures sont réunies outre la capsule, par le ligament astrago-calcanéen externe faible, le ligament astragaol-calcanéen postérieur plus résistant. La synoviale débordant en dehors et en arrière forme à ce niveau un gros cul de sac qui communique parfois avec le eul de sac de l’articulation tibio-tarsienne. Elle est séparée de l’articulation astragalo-calcanéenne antérieure par le sinus du tarse, qui est comblé par le ligament astragalo-calcanéen interosseux commun aux deux articulations, extrêmement puissant, composé de deux couches séparées souvent par une petite bourse/séreuse, et comparable à une double haie fibreuse. L’articulation astragalo-calcanéenne antérieure est maintenue par un ligament externe, constitué d’un trousseau fibreux issu de ligament intérosseux, et par un ligament interne représenté par le ligament calcanéo-scaphoïdien inférieur ou glenoïdien. Ce dernier ligament,encroûté de cartilage, prend ‘part à la formation de la cavité dans laquelle est reçue la tête astragalienne. Cette articulation astragalo-calcanéenne antérieure s’ouvre largement en avant dans Particulation astragalo-scaphoïdienne et leur synoviale est commune.

Plaquées contre les articulations sous-astragahennes, 1l existe un certain nombre de tendons dont les gaines séreuses, une fois envahies seront des voies faciles de dissémination.

Face externe, ce sont les tendons des court et long péroniers latéraux, le premier se portant oblique en bas et en avant vers le tubercule du 52 métatarsien ;

le second, sous jacent, allant se réfléchir dans la goutière du cuboïde pour atteindre le tubereule ex- ‘terne de la base du 17 métatarsien. Ils possèdent une synoviale commune en haut, remontant à deux travers de doigt au dessus du sommet de la malléole externe, et qui se divise en bas en deux prolongements, atteignant l’articulation calcanéo-cuboïdienne. Dans son trajet plantaire, le long péronier latéral est pourvu d’une gaine autonome qui laccompagnera de cette même gouttière cuboïdienne à son insertion métatarsienne.

Face interne, ce sont : d'avant en arrière, le tendon du jambier postérieur qui va s’insérer sur le tubercule du scaphoïde en croisant le lHigament glénoidien ; sa gaine débute à deux travers de doigt audessus de l’interligne tibio-tarsien et finit au scaphoïde. À

Le fléchisseur commun qui descend vers le sommet du sustentaculum et que sa gaine accompagne jusqu’à Particulation scapho-cunéenne, ainsi d’ailleurs que le fléchisseur propre du gros orteil.

Plus éloignés déjà, le paquet vasculo-nerveux artère superficielle, nerf tibial postérieur plus profond.

Face dorsale : L’articulation astragalo-scaphoïdienne, quelquefois envahie secondairement présente de la profondeur à la superficie les ;rapports suivants : le pédieux, les vaisseaux pédieux, et le nerf tibial antérieur, enfin l’aponévrose du pédieux. Par l'intermédiaire de ce premier plan, elle entre en rapport avec le tendon du jambier antérieur compris

dans un dédoublement du ligament annulaire antérieur, et dont la gaine remonte deux travers de doigt au dessus de ce même ligament pour atteindre Île niveau de l’interligne de Chopart.

L’extenseur propre du gros orteil et l’extenseur commun, plus externes affectent des rapports plus lointains avec cette articulation.

Cette situation au centre du tarse postérieur, au voisinage des gaines et à proximité du tarse antérieur explique facilement la gravité d’une atteinte tuberculeuse de cette articulation et son extension facile.

Nous en aurons fini avec ce court rappel anatomique en indiquant que cette articulation est le siège des mouvements d’abduction et d’adduction du pied.

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