GROUPE SUPÉRIEUR
Son territoire d’origine s'étend sur toute la hauteur de la muqueuse ano-rectale à partir de la zone ano-cutanée jusqu’à la jonction recto-sigmoïdienne.
Les collecteurs de ce groupe-quel que soit le niveau de leur émergence et quel que soit le territoire drainé, émergent de la paroi rectale en même temps que les rameaux des artères hémorroïdales supérieures ; chaque branche artérielle est accompagnée par 1 ou 2 trones collecteurs : ceux-ci sont done, par rapport au rectum, antéro-latéraux, postérolatéraux et postérieurs ; ils sont plus superficiels que Partère. Au cours de leur trajet ascendant les vaisseaux Irmphatiques traversent une série de nodules ganglionnaires anorectaux. Ces derniers en nombre variable (2 à 8 environ) sont le plus souvent placés à la Jonction de deux troncs lymphatiques ; ils sont sur un plan postérieur aux branches artérielles et compris entre la couche musculeuse et la tunique fibreuse ; le ganglion le plus bas n’atteint pas l’insertion du releveur ; le ganglion le plus haut est situé audessous de la bifurcation hémorroïdale supérieure ; latéralement ils ne dépassent pas en hauteur la ligne de réflexion péritonéale. Ce sont les ganglions ano-rectaux de Gerota, para-rectaux de M. Cunéo.
Les collecteurs lvymphatiques ayant ou non traversé ces nodules ganglionnaires interrupteurs, se résument en troncs d'autant plus volumineux qu'ils deviennent moins nombreux.
Les derniers collecteurs aboutissent à des ganglions différents. L'étude du siège de ces ganglions est fondamentale : ils représentent en effet le premier relai ganglionnaire, ce
De an
que M. Cunéo appelle Le relai ganglionnaire régional ; nous en verrons l'importance ultérieurement.
MM. Villemin, Huard et Montagné ont, avec juste raison, classé les collecteurs lymphatiques de ce groupe en collecteurs courts, moyens et longs.
a) La plus grande partie des collecteurs hémorroïdaux supérieurs provenant de tous les points de la muqueuse anorectale vient après avoir ou non traversé les nodules intercalaires ano-rectaux, se terminer au groupe hémorroïdal supérieur, Celui-ci est situé exactement au point où naissent les deux artères hémorroïdales suérieures ; il est formé d'ordinaire de un ou deux (rarement trois) ganglions ; c’est ce ganglion ou ce groupe ganglionnaire qui constitue «le ganglion principal du rectum » de M. Mondor.
b) Une partie moins importante des collecteurs hémorroïdaux supérieurs se détache en général des troncs primaires qui accompagnent les branches artérielles ; ces collecteurs (collecteurs moyens de Villemin, Huard et Montagné) n’aboutissent pas au ganglion hémorroïdal supérieur ; avant contourné ils cheminent dans le mésocolon sigmoïde et aboutissent à un relai ganglionnaire situé à Porigine soit de la dernière artère sigmoide, soit du tronc des artères sigmoïdes (ganglions sigmoïdo-rectaux ou sigmoïdiens).
Au groupe moyen des collecteurs hémorroïdaux supérieurs il faut adjoindre les collecteurs lymphatiques décrits par M. Reïnhold dans sa thèse (1924) ; il a pu, par l'injection de la muqueuse antérieure de l’'ampoule rectale, mettre en évidence dans 5 cas des trones collecteurs qui, sans s'arrêter au hile du rectum, aboutissaient directement à des ganghons du méso-sigmoïde à Porigine des artères sigmoïdes.
c) Quelques très rares collecteurs hémorroïdaux supérieurs peuvent avoir un trajet encore plus Tong (collecteurs longs) il s’agit le plus souvent d’un tronc qui vient de la partie inférieure du rectum ; il semble même que ce soit toujours un tronc propre à la portion périnéale du rectum : il'se ter.
mine directement — après passage par un ou plusieurs no- © A ?
dules intercalaires, à la surface profonde d’un des ganglions
sigmoïdo-coliques (à l’origine de l’artère colique gauche su-
Fig. 4. — Disposition schématique des relais ganglionnaires de la chaîne hémorroïdale {synthèse de plusieurs dissections).
Un ganglion du hile à la face postérieure.
Un ganglion recto-sigmoïdien et le groupe ganglionnaire sigmoïdien recevant chacun des collecteurs lymphatiques rectaux. Les ganglions sigmoïdo-coliques ne reçoivent que des efférents du groupe sigmoïdien.
périeure), done au-dessus des ganglions récepteurs des collecteurs moyens (Villemin, Huard et Montagné), Au cours de nos recherches, nous n’avons jamais eu l’occasion de rencontrer cette disposition.