‹ Contribution au traitement chirurgical du cancer du rectumChapitre 28 sur 110 · AX 9 5 0 GC 5500 AL QE · texte numérisé non relu

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Dukes enfin a reporté cette classification sur 208 cancers

du rectum classés d’après sa méthode ; il a obtenu le tableau suivant :

Adéno-carcinomes

+ Donc | (Cancers œré y 9 | egTre # : 2 Degré 1 È colloïdes

Il faut noter que la majorité des tumeurs appartient au Aendegré 1125 sur 20); presque toutes les tumeurs du Lerdegré appartiennent à la catégorie À (5 sur 6) ; la grande partie des tumeurs des 3€ et 4e degrés rentr gorie C (40 sur 54).

Dukes à pu apprécier les résultats éloignés d’un certain nombre de ces 208 cancers du rectum extrpés chirurpgicalement et a confirmé le travail de Rankin et Broders : le pronostic vital est le plus favorable dans les tumeurs du 1er degré et le moins favorable dans celles du 4€ degré. Mais par contre 1l s’est élevé contre linterprétation absolue des résultats : l’examen histologique donne en effet des images différentes selon que l’on examine un petit fr ou une coupe complète

ent dans la caté-

agment tumoral ; l'examen des parties super ficielles de la tumeur montre toujours une plus grande proportion de cellules différenciées et tendrait ainsi à établir un pronostic plus favorable.

Enfin, à l'encontre des auteurs américains qui leur reconnaissent une malignité extrême, Dukes estime que la gravité évolutive des cancers colloïdes qu'il a eu à examiner tenait bien plus à l'extension lymphatique qu'ils présentaient (groupe C) qu’à leur caractère histologique.

Nous n’attacherons pas une valeur absolue à la méthode

du « grading » ainsi décrite et à l’inverse des auteurs américains nous ne porterons pas un pronostic définitif sur un simple examen histologique. Nous avons déjà vu plusieurs tentatives au niveau d’autres organes pour établir « l’indice de malignité » ; les résultats n’ont pas toujours justifié les enthousiastes descriptions du début. Nous accorderons donc au «grading » une valeur non contestable, mais avec Gordon Taylors, Hyepes, J. Gosset, nous lui nierons la valeur absolue que certains lui reconnaissent.

Comme les auteurs sont loin d’être d’accord sur l’indice exact de malignité des cancers muco-secrétants, nous n’appliquerons pas ces notions histologiques aux 100 cas rapportés dans ce travail ; nous nous contenterons de mentionner simplement que sur les 86 examens histologiques qu'ils compportent, 6 fois il s'agissait de cancer colloïde : en dehors de deux morts opératoires, dans Îles 4 cas qui restent, 1l y eut deux récidives rapides (moins d’un an après) ; les 2 autres cas sont trop récents pour apprécier la malignité évolutive de ces tumeurs.

L'étude de ces recherches histologiques démontre l’importance très grande de la biopsie qui doit être systématiquement pratiquée et largement interprétée. Îlest évident, pour prendre un exemple extrême, qu’un cancer du 4° degré, ayant perdu sa mobilité, même partiellement, ne mérite pas les risques d’une intervention chirurgicale dont le succès sera par trop éphémère, car la chirurgie ne peut donner de résultats à longue échéance que sur des lésions limitées.

Les quelques éléments anatomopathologiques que nous venons de rappeler nous permettent de comprendre l’irrégularité des résultats et le peu de signification des statistiques publiées sur les résultats éloignés de la chirurgie du cancer rectal. Nous considérons que la discussion des résultats éloionés dans Îles opérations pour cancer rectal doit s'appuyer

sur :

— la formule histologique détaillée de chacun des cas rapportés,

— le degré d’envahissement pariétal,

— l’état de lappareil Iympho-ganglionnaire,

— le compte rendu minutieux de lPintervention pratiquée.

Lorsque des statistiques de résultats éloignés seront fondées sur ces données, il est infiniment probable que bien des contradictions disparaîtront et que lon ne verra plus vanter par certains l'excellence de telle voie d’exérèse condamnée sévèrement par d’autres. La discussion de la valeur d’un procédé ne doit se faire que sur des cas comparables ; nous ne connaissons pas actuellement de statistiques permettant la comparaison sérieuse des méthodes chirurgicales employées.

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