LIBÉRATION POSTÉRIEURE ET RÉSECTION COCCYGITENNE
Déjà Quénu et M. Hartmann d’une part, M. Delbet d’autre part, avaient montré qu’il fallait aborder le rectum directement en arrière et continuer la libération d’arrière en avant ; la résection du coccyx en désinsérant les attaches postérieures du rectum va permettre de retrouver dans l’espace rétro-rectal, le bas du sac de Mikuliez engagé devant le sacrum à la fin du temps abdominal.
On commencera par la section du raphé ano-coccygien en se repérant sur la pointe du coccyx.
Faut-il reséquer ce dernier ? Autant au point de vue opératoire 1l paraît facile de s’en passer, autant sa résection s'impose lorsqu'on songe à ses conséquences : la résection du coccyx à sa base permet en effet de diminuer d’autant la longueur de l’intestin à abaisser. Par ailleurs la résection osseuse ainsi pratiquée diminue la concavité de la région sacro-coccygienne et dans les suites opératoires diminue les possibilités de stagnation de liquide plus où moins septique dans la zone de décollement présacré. Ces deux raisons nous paraissent suflisantes pour indiquer systématiquement la désarticulation sacro-coceygienne, Il faut procéder à cette résection après avoir désinséré les muscles au bistouri ; la section doit porter haut à l’articulation sacro-COCCygienne, être franche, non esquilleuse. La résection ains: pratiquée plus en vue de l’abaissement que pour faciliter les manœuvres périnéales, comporte cependant de réels avantages immédiats : elle détruit en effet en arrière l’ogive des releveurs et crée une brèche telle que la main peut désormais se mouvoir à l’aise dans l'entrée du tunnel périnéal.
Restant bien sur la ligne médiane, on va à la recherche du décollement rétro-rectal pratiqué par la voie abdominale le bas du sac de Mikuliez est repéré ; on le dégage du tissu cellulaire sans chercher à le faire descendre.
IBM ES Temps périnéal.
Exécution du temps postérieur. Résection du coceyx à sa base et recherche
du décollement présacré jusqu'au contact du sae de Mikuliz.
Dufour.