FRERE
ET
l'anus iliaque est soigneusement isolé par un pansement adhésif non perforé. De plus un des champs opératoires stériles sera fixé à la peau par quelques points isolant complètement la région de l’anus artificiel.
Premier temps. — Après laparotomie médiane sous-ombilicale, on procède à l'exploration de Pabdomen et on confirme lopérabilité ; on recherche avec soin les ganglions hémorroïdaux supérieurs. On repère en haut le point où sera sectionné l'intestin (environ à 4-5 centimètres de l’anus iliaque) et l’on incise le péritoine sur les deux faces du méso sigmoïde en partant de la bifurcation hémorroïdale et en remontant Jusqu'à environ 5 centimètres de l’anus artificiel : Section et ligature des deux bouts de l’hémorroïdale supérieure, Puis l’on sectionne le méso-sigmoïde le long de cette incision et on procède à une hémostase soignée en particulier au niveau de l’arcade Juxta-intestinale.
Deuxième temps. — On sectionne le péritoine latéro-rectal en descendant pour aboutir au fond du cul-de-sac rectovésical chez l’homme, recto-Vaginal chez la femme.
Une incision transversale faité environ un centimètre en avant du fond du eul-de-sac péritonéal réunit les deux incisions latéro-rectales.
Troisième temps. — Libération du rectum.
En arrière : décollement présacré en général facile et qui doit descendre à environ 4 centimètres au-dessous de la tumeur.
Latéralement : il faut avec soin mettre successivement de chaque côté sous un écarteur la lèvre externe de l’inci- Sion péritonéale, car lPuretère y adhère. Puis à l’aide des ciseaux de Dubois, l’on isole les pédicules hémorroïdaux moyens sur lesquels on place au contact de la paroi deux grands clamps hémostatiques courbes.
Le plus souvent il est indispensable de lier séparément
quelques éléments veineux qui cheminent devant le rectum.
En avant, le décollement est facile lorsque tous les vaisseaux allant de la loge rectale vers les organes génitaux ont été sectionnés.
Ce décollement prudemment conduit doit dépasser en bas
de 3 à 4 centimètres la limite inférieure du néoplasme.
Fig. 21. — Vue schématique de l’ampleur de l’exérèse par voie abdominale g