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la tête ; la crainte d’une punition sévère (observation n° 2) ; l’insolation, la menstruation douloureuse.
Certains bruits venus l'année dernière de l’Institut Pasteur, et répandus dans le grand public, avaient fait croire à la découverte d’un spécifique de l’épilepsie. On doit en chercher la raison dans certains points de ressemblance qui existent entre la rage et l’épilepsie, qui sont toutes deux des maladies à localisation bulbaires. Or, comme les théories actuelles donnent, sans preuve du reste, à la rage une origine microbienne, il était tout naturel d’en faire autant pour l'épilepsie. Malheureurement, l’expérience n’est pas encore venue confirmer ce que cette hypothèse avait de prématuré.
Symptômes
L’'épilepsie se manifeste extérieurement par une série de phénomènes plus ou moins constants, qui sont :
Les prodrômes : ils existent seulement quand la maladie est confirmée ;
Les accès complets ;
Les vertiges ;
Les absences ;
Les formes larvées,
Prodrômes. — Aura. — Les prodrômes sont les signes avant-coureurs des attaques, On peut les com-
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parer aux phénomènes précurseurs de l'orage. Ils sont de deux sortes : les uns éloignés, les autres rapprochés des accès. On craint l'orage quand l’atmosphère est lourde, la température suffocante et les nuées agitées ; quand des lueurs sillonnent le ciel et que le tonnerre gronde, il est près d’éclater. Ces deux degrés se retrouvent dans les prodrômes de Pépilepsie. ;
« Presque toujours, c’est dans les accès espacés qu’apparaissent les signes éloignés : certains épileptiquesressententeneux,plusieursheures, souvent même plusieurs jours à l'avance, des inquiétudes nerveuses, des changements fugitifs qu’ils sont exposés à méconnaître d’abord, mais dont bientôt l’expérience leur révèle la vraie signification: ils pressentent que l’attaque est prochaine et très rarement ils s’abusent.
« Les prodrômes sont fort capricieux dans leur manifestation. Des douleurs plus ou moins vives à la tête, des vertiges, des éblouissements, de la pesanteur dans les idées, des baïllements réitérés, une tendance au sommeil, parfois de l’exaltation, de la tristesse ou de l’irritation, de la loquacité, du mutisme, de l’impatience, de la colère, tels sont les phénomènes multipliés, incohérents et les plus ordinaires par lesquels ils se produisent. Les autres fonctions peuvent se trouver elles-mêmes plus ou moins troublées ; il y a fréquemment perte de l’appétit, dégoût des aliments, nausées, MOMISSCHÉNtS CAMES TR TR de
« ,... Quelques malades éprouvent des dou-
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leurs erratiques, des convulsions, des secousses nerveuses, des suffocations, des palpitations, des syncopes, des défaillances. Les nuits sont agitées de rêves pénibles ou privées de sommeil. Le visage s’empourpre d’une forte teinte ou se décolore sensiblement. Les urines ont la pâleur de celles des hystériques ; d’épuisantes pollutions surviennent ; le dos a des raideurs inaccoutumées.
Il serait du reste, fort difficile et sans grand intérêt, de faire connaître les variétés infinies de ces accidents précurseurs, qui peuvent affecter tous les organes sans se localiser dans aucun. Le malade sent un mystèrieux travail se faire en lui ; il comprend que la nature prépare quelque chose, bien qu'il n'existe point de lien immédiatement saisissable entre ce trouble morbide et la déclaration de l’accès.
« Les signes immédiats naissent, au contraire, avec la crise et s’identifient, pour ainsi dire, avec elle. Leur durée communément est fort courte. Révélateurs comme l'éclair, ils ont parfois sa rapidité fugitive. Du reste, les précédents caractères s’y retrouvent avec plus de variété, principalement concentrés vers la tête : il y a des tintements d’oreilles, les idées s’embrouillent, la mémoire s’obscurcit, les yeux se voilent, se gonflent, sont éblouis par des étincelles ou trompés par des images fantastiques, lumineuses, charmantes ou terribles. Le larmoiement n’est pas rare.
« Des malades se plaignent d’odeurs fétides, d’autres d'oppression et de constriction dans la poi-
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trine, évanouissements, syncopes, sueurs froides, barborygmes, coliques, vomissements, douleurs générales, démangeaisons, crampes, convulsions, contractures locales, rétractions testiculaires, tout ce cortège de syptômes appartient à la phase voisine de l'accès. De différents foyers d’émergence surgissent des impressions très diverses : ici un chatouillement ou fourmillement ; en d’autres cas la sensation confuse d’un vent frais qui envahit le corps de bas en haut ou de douleurs affectant la même propagation. La région épigastrique est particulièrement sujette à ces émotions douloureuses qui, du lieu où elles se forment, gagnent le larynx et y déterminent un pénible resserrement. Certains malades parlentseuls, marchent en arrière, s’écartent de leurs habitudes, accomplissent enfin des actions bizarres, dont ils n’ont qu'une conscience incertaine.
« Les signes immédiats sont d’ailleurs séparés par des différences capitales. Parfois les accidents sont si rapides que le malade les subit sans pouvoir ou se préserver des conséquences de sa chute ou requérir une assistance salutaire. En d’autres occasions, sa présence d'esprit est assez grande et l’intervalle est assez long pour qu’il satisfasse à cette double nécessité. » (Delasiauve).
Il est à remarquer que les prodrômes éloignés manquent souvent et que leur apparition n’est pas toujours suivie d’une attaque.
C’est aux signes avant-coureurs précédant immédiatement l’accès que s’applique le nom d’aura epilep-
tica. Ils offrent toujours les mêmes particularités chez le même malade.
Au point de vue de leur siège, on a divisé les prodrômes en : à
Signes précurseurs vers la tête ;
Signes précurseurs vers le thorax ;
Signes précurseurs vers l'abdomen ;
Signes précurseurs aux extrémités ;
Signes précurseurs consistant en sensations générales et indéfinies ;
Signes précurseurs vers les organes génitaux ;
Et cas exceptionnels.
Accès Complets
Grand m2l. — Grand mal intellectuel. — Grandes attaques.
On distingue la forme commune et la forme apoplectique.
1. Forme commune. — Accès type. — On peut diviser l’accès type en quatre phases qui sont : le tétanisme, les convulsions cloniques, le coma et le relour. L'aura ne se montre pas nécessairement. D’après la plupart des auteurs, elle serait même exceptionnelle.
Phase tétanique. — L'accès débute par quatre phénomènes simultanés : le cri, la chute, la perte de
connaissance et la pâleur de la face. Un individu, en apparence bien portant, tombe foudroyé, brusquement privé de ses sens et de son intelligence. Le cri est sujet à manquer, mais il fait rarement défaut. Une fois à terre, le malade reste 30 À 40 secondes dans une immobilité rigide produite par le spasme tonique du Système musculaire volontaire. La contraction, suivant qu’elle est plus énergique dans les muscles d’un côté du corps que dans ceux de l’autre, dans les extenseurs que dans les fléchisseurs, dans les éleveurs que dans les abaisseurs, entraîne telle cu telle variété dans l'attitude fixe des membres, du tronc, de la tête et dans l'expression de la physionomie. L’immobilité des muscles thoraciques et l’occlusion de la glotte produisent la suspension de la respiration et tous les signes de l’asphyxie. Le pouls est petit, concentré. À la pâleur de la face succède une teinte livide, violacée, due à l’arrèêt de la circulation veineuse ; les glandes Salivaires comprimées et l’absence de déglutition produisent l’accumulation de la salive dans la bouche. Phase clonique ou des secousses. — Après une demi-minute, le tableau change ; il survient des secousses (convulsions cloniques) dans certains muscles, d’abord ceux de la face, de la langue, du pharynx et du larynx, tous innervés par le bulbe, puis les muscles du troncs et des membres. Alors l'aspect du patient est vraiment hideux : le front se plisse, les sourcils se rapprochent, les yeux ouverts sont fixes ou roulent dans l'orbite ; la face, distendue en tous sens, est horriblement grimaçante ; les secousses de
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la face sont si fortes que les dents peuvent être brisées et la langue déchirée. La tête soulevée retombe, ou bien est agitée d’un mouvement de rotation d’une violence et d’une rapidité effrayantes ; le corps brusquement relevé, retombe sur le dos ou sur le ventre : il est tordu en divers sens : il roule sur le sol ou bien il reste rigide. Les membres, ordinairement contournés en dedans, sont agités de secousses si fortes qu’elles peuvent produire des luxations ou des fractures ; les poings sont fermès avec le pouce fléchi dans la paume de la main et recouvert par les autres doigts. La respiration, incomplètement rétablie, s'exécute d’une manière bruyante ; on entend des râles ou gargouillements produits par le passage de l'air au travers des mucosités ou de la salive, bientôt expulsée en écume, sur les lèvres. Cette écume est quelquefois rougie par le sang des morsures ou par de petites hémorrhagies buccales capillaires. À mesure que la respiration se régularise, la turgescence livide de la face diminue, le pouls devient ample et une sueur abondante marque la fin de l’orage. À ce moment, on remarque souvent des évacuations involontaires d'urine, de matières fécales, de gaz et même de sperme. Cette deuxième période dure de 2 à 3 minutes au plus.
Phase de coma ou de ronflement. — Au début de la 3% période, des secousses partielles agitent encore les membres; elles sont bientôt remplacées par un léger tremblement qui disparait assez vite pour faire place au relâchement musculaire. La perte de l'intelligence et des sens persiste : les pupilles sont