PAT CRU
toujours très dilatées, immobiles et insensibles ; tout le corps est dans un état de relâchement ; la respiration est lente, profonde, stertoreuse ; la face est moins colorée et le pouls se ralentit graduellement ; il devient onduleux et très-dicrote. Cet état dure un quart-d’heure ou une demi-heure.
Phase de retour. — Le malade sort de la période comateuse comme d’un profond sommeil, étonné, hébété, très fatigué, la tête douloureuse, ne conservant aucun souvenir de la scène qui vient de se passer, et à laquelle, seul, il est resté étranger. Il peut prononcer quelques mots, mais il retombe bientôt dans un sommeil lourd et prolongé, d’où il sort sans conserver aucun souvenir de l’attaque qu’il a subie, prêt à reprendre ses occupations et son genre de vie.
Tel est le type d’un accès complet d’épilepsie, mais, en réalité, il est rare de le rencontrer avec des caractères aussi tranchés. Certaines particularités peuvent faire défaut, telles que le cri initial, le tétarisme, l’écume, la morsure de la langue et la flexion - du pouce dans la paume de la main. C’est ce que Herpin nomme des accès incomplets. En revanche, les convulsions cloniques, le stertor, la perte de connaissance et le coma ne manquent jamais.
Forme apoplectique (Romberg). — Fréquemment prise pour une congestion cérébrale, elle précède souvent de plusieurs années la forme convulsive, dont elle n’a pas la phase tétanique, ou, du moins, cette phase est si courte, qu’elle passe souvent ina-
perçue. La convulsion, qui paraît clonique d'emblée,
ést moins violente et plus courte. Après la chute, survient un coma durant quelquefois plusieurs heures. Aprés l'attaque, on observe souvent des paralysies incomplètes et passagères occupant un seul côté du. corps. Elle différe de la congestion cérébrale par le retour fréquent des accidents, par leur cessation rapide et l'absence de symptômes dans l'intervalle des accès. Elle appartient plutôt à la vieillesse. C’est un accès incomplet.