____ PREPARATION DU MALADE
Un des temps préparatoires principaux consiste, nous l’avons déjà dit, dans le Steinach n° 2. Nous avons insisté sur l'importance de cette opération qui aide considérablement à la reprise des forces du -malade et lui permet parfois de voir reprendre normalement des mictions qui avaient résisté à la sonde à demeure utilisée à plusieurs reprises. En outre, bien qu’il soit difficile de donner à ce sujet de grandes précisions, nous sommes persuadés qu’à la suite de cette intervention la prostate diminue de volume. Assez souvent, nous l'avons constaté par des touchers successifs ou par des urétrocystoscopies pratiquées à intervalles assez espacés et au cours desquelles l’appareil s’en-
‘fonçait moins profondément pour pénétrer dans la vessie.
Cette intervention est pratiquée dès l’arrivée des malades : et comme elle est faile sous anesthésie locale et ne présente aucun caractère de gravité, il n’y a aucune contre-indication quel que soit l’état général ou local du sujet. Si ce dernier est en rétention chronique avec distension ou rétention aiguë, une sonde à demeure est mise avec toutes les précautions nécessaires. Au bout de quelques jours elle est supprimée si le malade peut recommencer à uriner spontanément : dans le cas contraire on la laisse jusqu’à l'intervention définitive.
Entre temps, on procède à l'examen général et local du malade, on recherche l’état de son fonctionnement rénal, sa tension artérielle, et l’on pratique une urétro- ‘€ystoscopie, examen indispensable qui seul permet de renseigner sur l'état de la prostate, sa conformation, son volume, etc Aussi n’est-ce le plus souvent qu'au bout de huit jours que, dans les cas simples, on procède à l’électrocoagulation de la prostate.
Chez les malades fatigués, urémiques, intoxiqués, la période d'attente est souvent plus longue et ce n’est que lorsqu'ils ont repris un état général satisfaisant qu'ils subissent le temps complémentaire. Si, malgré tous les soins, aucune amélioration ne se produit, alors nous nous résolvons à pratiquer une cystostomie défi-
DE
€ pepe de supporter une intervention complète.
RARES PRE CEA nitive, seule thérapeutique possible Fa -ces sujets
Chez les. prostatiques infectés, la préparation doit être très minutieuse et souvent plus longtemps. pour- ‘suivie. ‘La sonde à demeure nous a paru en général. suffisante : dans deux cas seulement nous avons été
obligé de faire une cystostomie, ce qui nous semble
supprimer un des grands avantages ses la méthode ‘endo-urétrale.
__ C’est au cours de cet examen du malade que nous
relevons les indications et contre-indications du traitement endo- urétral. vi
Disons tout de suite que les contre-indications. nous
UN
paraissent très rares : nous nous rapprochons des au-
teurs américains qui: prétendent que 90 % des hypertrophies prostatiques sont justiciabies de ce traite-
ment. C’est le chiffre que nous atteignons et nous sommes persuadé qu'avec une plus grande expérience, 5 % environ des protatiques seulement seront laissés,
soit à l’opération de Freyer, soit à la cystostomie définitive. à
Les contre-indications sont à la fois d'ordre général et d'ordre local.
Les contre-indications d’ordre général englobent, soit les sujets profondément tarés, soit les sujets âgés et déficients qui donnent l'impression de ne pouvoir supporter le moindre traumatisme opératoire.