‹ Contribution au traitement de l'hypertrophie prostatique Steinach N° 2 et ElectrocoagulationChapitre 14 sur 18 · RU · texte numérisé non relu

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L’âge ne nous semble pas à lui seul une contre-indication suffisante : notre statistique comprend des malades de 81, 83, 84 ans, qui ont pu être opérés sans aucun incident.

D'ailleurs, ce traitement endo-urétral permet de reculer beaucoup les limites du traitement de l’hypertrophie prostatique et de guérir des malades qui sans cela auraient été voués à la sonde à demeure. Des cardiaques, des aortiques, des emphysémateux, des obèses ont pu subir sans à-coup une électrocoagulation, alors que même une simple cystostomie leur aurait été peut-être plus préjudiciable.

Les contre-indications locales tiennent soit à l’infection, soit à l’état de la prostate ou de la vessie.

Lorsque l'infection, nous l’avons vu, ne cède pas à la sonde à demeure, cé qui nous est arrivé deux fois, la cystostomie est pratiquée et nous avons un cas où elle fut définitive.

Il nous semble également que si l’hypertrophie prostatique se complique de calculs vésicaux, il vaut mieux recourir à l'opération de Freyer. Sans doute, quelques auteurs malgré cela restent partisans de la résection et pratiquent ensuite, quand la voie est libre, une lithotritie. Mais, d'accord en cela avec la plupart des urologues, nous pensons préférable d’avoir recours à la prostatectomie transvésicale.

Les autres contre-indications dépendent de l’état

veloppée pour laisser pénétrer l’appareil dans la vessie, cette méthode doit être abandonnée. Deux fois le cathétérisme de l'urètre fut impossible à cause de l’irrégularité du canal et trois fois l'urétrocystoscope

ne put atteindre la vessie à cause de la saillie trop im-

portante de la prostate. Dans ces cas, au lieu de recou-

rir à des instruments plus longs, comme le conseillent

quelques rares auteurs, nous croyons préférable de renoncer à la méthode et de pratiquer le Freyer.

: En dehors de ces cas dont nous voyons la rareté, nous estimons que toute l’hypertrophie prostatique peut et doit être du ressort du traitement endo-urétral. Cependant, il est une exception que nous tenons à signaler. Lorsque la prostate très saillante dans le

rectum ne donne à l’urétrocystoscopie qu’une saillie intra-vésicale insignifiante, il vaut mieux pratiquer la.

prostatectomie transvésicale. C’est également à cette méthode qu’il faut recourir lorsque la prostate saigne beaucoup lors de l’examen urétrocystoscopique, ou quand une cystostomie a déjà été pratiquée. Dans ce dernier cas, en effet, le traitement endo-urétral voit disparaître un de ces grands avantages qui est l’absence de cystostomie.

En résumé, les. contre-indications nous paraissent

donc relativement peu importantes et nous arrivons

de la prostate. Il est évident que si on ne peut prati- ‘quer d’ urétrocystoscopie, ou si la prostate est trop dé-

à opérer ainsi 90 % des prostatiques. Si nous insistons

sur ce point, ce n’est pas par esprit de système, mais

parce que les résultats obtenus sont excellents et en outre parce que, grâce à cette méthode, moins traumatisante et aussi moins impressionnante, les malades viendront plus tôt et accepteront de meilleure heure et plus facilement une intervention qui, faite

dans de bonnes conditions, ne peut donner que des

succès.

Nous ne dirons que quelques mots des lésions très diverses que l’on peut rencontrer et qui doivent être précisées par un examen urétrocystoscopique minu-

tieux. Bien souvent, le maximum des lésions siège au

niveau du lobe médian qui présente un aspect très variable. Tantôt il a la forme d’une ligne convexe surélevée formant une crête mamelonnée parfois qui domine le mur derrière lequel se trouve le bas-fond vésical. D’autre fois, une saillie en dôme, uni ou multilobée, soit exactement médiane, soit plus ou moins excentrique. |

Assez fréquemment, on trouve de chaque côté de ce lobe médian des lobes latéraux qui peuvent continuer latéralement en saillie médiane. Plus souvent ils descendent dans la lumière de l’urètre prostatique et se repoignent sur la ligne médiane oblitérant alors plus ou moins la lumière du canal. Ces lobes latéraux peuvent aussi atteindre en bas le veru montanum qu’ils

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ne dépassent jamais. Leur importance est parfois plus 4 considérable que celle du lobe médian et c’est pour + détruire plus complètement que rous restons pass À

tisan de l'électrocoagulation. red à

ei LE arrive parfois qu’ après la Hestrdotiont du lobe mé- na

fige on voit des lobes latéraux qui paraissaient assez

distants se rapprocher et venir presque fermer 14 lu 0

mière urétrale. Sans doute le mécanisme de la miction

ra de ne pas leur attacher trop d'importance,

mais il nous semble cependant qu’il ne faille pas sous-

estimer parfois leur rôle. C’est ainsi que dans une

observation une résection n ’ayant porté que sur le lobe

- médian ne fut suivie d’aucun résultat. L'urétrocys- | toscopie montra la présence, de deux lobes latéraux

verrouillés dans l’urètre et dont l'électrocoagulation fut suivie de guérison. |

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