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S'il n’y eut aucune mortalité opératoire, par contre nous avons 6 décès à enregistrer, ce qui fait un pourcentage de 4 %, chiffre qui se rapproche sensiblement des statistiques américaines. Parmi ces décès, 3 sont en relation directe avec l'intervention : ce sont les 2 malades perdus à la suite d’hémorragie tardive compliquée d’urémie et celui qui fit une péricystite mor-. telle. Deux morts par broncho-pneumonie grippale sont moins en rapport avec l’opération : quant au 6° cas, qui concerne un opéré mort de syncope le jour, on peut également discuter le mécanisme et la cause.
Il n’y eut qu’un échec. Il s’agissait d’un malade rétentionniste depuis longtemps avec vessie très distendue. Il fut électrocoagulé à trois reprises différentes, mais ce fut seulement au bout de six mois que les mictions réapparurent, insuffisantes : le malade ne pouvait vider complètement sa vessie. Bien que maintenant, c’est-à-dire dix mois après l’intérvention, on note une certaine amélioration progressive, ce résultat est regardé comme un échec.
Un autre malade qui fut perdu de vue au bout de 18 mois avait des mictions normales, mais présenta des crises douloureuses à type de névralgie sciatique et brachiale sur lesquelles on ne put mettre d’étiquelle : à cause de ces symptômes qui cependant ne nous paraissent pas en rapport avec l'intervention nous hésitons à le mettre parmi les succès.
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Six malades ne furent pas guéris, mais très améliorés. Is présentent, après 2, 3 et 5 ans, des réen
tions sans distension aMant de 60 à 180 grammes.
: Tous les autres furent guéris et le reste après un. L
; temps variable de 5 ans à 6 mois. Quand ils quit- (à tèrent la clinique, c ’est-à-dire de 15 jours à 3 semaines après l'intervention, ils vidaient parfaitement tr
vessie. Leurs mictions étaient encore un peu fré-
quentes même la nuit, mais, dans les semaines qui :
suivirent, elles s ’espacèrent et, le plus souvent, quand, Cr ER bout d’un ou deux mois, ils revinrent se faire exa-
miner, elles étaient redevenues normales.
La date du retour de la miction spontanée et nor- “Le
sa plus ou moins grande distension et aussi du volume de la prostate. En général, ceux qui, après l’intervention, dès le retrait de l'instrument, commençaient à uriner spontanément, voient leurs mictions reprendre vers le 2° ou 3 ‘ou 4 jour. Mais ceux qui avaient une distension chronique de la vessie n’offraient pas ce symptôme et présentaient parfois un retard assez grand à la reprise des mictions. Le plus souvent cellesci apparaissent du 6° au 12° jour, mais dans certains
cas elles furent plus tardives et nous avons vu quel-
ques malades qui n’urinèrent spontanément qu’au bout de 20, 30 et même 33 jours. Tous ces malades, même les plus retardataires, vidaient très bien leur
male est variable et dépend de létat de la vessie, de o
vessie et après la miction on ne retrouvait que quelques centimètres cubes d’uriné. L:
Le résultat global est donc de 90,6 % de succès. Sur ces 150 maladés nous en avons revu 102, parmi lesquels se trouvent les 6 résultats insuffisants dont
nous avons déjà parlé, et les 2 que nous considérons
comme un échec. A cela doivent s’ajouter 3 malades
1 qui présentent encore de temps en temps de la pyurie
Sans atteinte de l’état général et sans lésion de lithiase
vésicale : ils vident d’ailleurs très bien leur vessie et n’ont aucun trouble d'origine rénale. Nous arrivons ainsi à un pourcentage de 88,24 % de résultats exceflents.
Que devient la prostate des sujets ainsi traités ?
Il est intéressant de se rendre compte de l’état de la prostate chez de tels malades au bout d’un certain temps. Au toucher rectal, on trouve chez la plupart d’entre eux peu de changement : la coque prostatique est restée telle qu’elle apparaissait au bout de quelques mois : c’est-à-dire que la saillie perçue avant l'intervention est notablement diminuée et n’a pas repris.
Chez quelques autres, au contraire, qui représentent 8 % des opérés, on note une prostate encore assez développée, lisse, homogène, qui représente la portion toute périphérique de la glande qui n’a pas été atteinte par la destruction. Cette persistance d’une
SZ
RERO ; CRT ù saillie reuie ne s’ accompagne pas d’ailleurs de troubles de la miction.
L'urétrocystoscopie donne des résultats à la fois plus précis et plus concluants. Il n'y a plus, à l’examen endo-urétral, la saillie des lobes médian et latéraux comme avant l'intervention. On trouve, au con- traire, une région aplanie, soulevée seulement par les quelques irrégularités, qui sont apparues à la chute des escarres. L’urète prostatique se continue par un plan horizontal avec la vessie, et la lumière de l’urète Aout est très HU Scmn ouverte.
Bien que les cas plus anciens ne datent que de cinq ans, ce qui peut paraître insuffisant pour.avoir sur un tel sujet une opinion définitive, nous devons convenir que cette statistique corrobore celles des au-
teurs américains et montre que la qualité et la durée
de la guérison peuvent être envisagées sous un jour favorable.
Aussi, sans vouloir, de parti pris, sacrifier à une méthode nouvelle, nous semble-t-il que ce traitement de l’hypertrophie prostatique doive être envisagé avec intérêt. Les résultats que nous apportons doivent être attribués non seulement à la destruction endo-urétrale de la prostate mais aussi à l’auto-hormonothérapie que provoque le Steinach n° 2. C’est en effet peutêtre à cette dernière intervention qu’il faut attribuer
à la persistance 1 Ja guérison car, . jusqu’ à ce moment- à CAN là, nous n'avons eu aucune récidive. ANR UT Er Ces résultats sont intéressants non. seulement à £ MATE cause de leur faible mortalité, mais aussi parce que, Een grâce à ce procédé, on. atteint des prostatiques qui. & sans cela auraient été voués’ à 1 sonde hypogastrique ne définitive. EU LPC à NE TT ei TRS . Sans doute, il ne faut pas ‘considérer ce traitement "AE ES comme un traitement bénin ne devant faire courir 1 aucun risque au malade et pouvant être. employé saisis" 20e préparation. Celle-ci doit être minutieuse et l’état du malade être étudié CS suivi de très près. Mais, avec *ES les réserves que nous avons signalées, dans l'étude | « 2 des indications, il nous semble que 90 % au moins de RUES | hypertrophies prostatiques peuvent être traitées de "SRE cette manière, les autres étant justiciables de Popé- . ration de Freyer, ou de façon toute exceptionnelle de : ra ñ la cystostomie définitive. x | 7 k