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PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUE

L'utilisation des hydrates de carbone par l’organisme est donc sous la dépendance d’un double systeme

Le système glycogénique, plus complexe, constitué par le foie; par le pancréas, le système nerveux, les glandes endocrines, voire même les cellules de l’organisme, chacune d'elles pouvant être considérée comme une glande endocrine microscopique.

Enfin le filtre rénal, en permettant au sang de conserver la quantité de sucre qui est nécessaire à l’organisme contribue à la régulation du métabolisme des hydrates de carbone. |

On comprend dès lors que, théoriquement, les ‘troubles de utilisation des hydrates de carbone puissent relever d’un déréglement de l’un de ces systèmes, ou de lune de leurs parties essentielles.

Le diabète peut donc être imputé soit à un trouble hépatique, entravant la glycogénèse ou, au contraire, l'exagérant, soit à un trouble de l'appareil glycolytique, rendant l’organisme incapable d'utiliser le sucre, normalement déversé dans la circulation. Enfin

si le filtre rénal se bouche ou s’il est trop largement

ouvert, il y aura de ce fait hyperglycémie ou glycosurie.

Or, en ce qui concerne les diabètes graves qui nous intéressent, il ne semble pas qu’un déréglement hépatique, seul, soit suffisant à les produire. Les tissus ayant conservé leur pouvoir glycolytique normal, il suffirait de réduire l'apport des éléments générateurs de sucre, de façon telle que les besoins de l'organisme re soient pas dépassés, pour que cessent l’hyperglycémie et la glycosurie. Et dans les diabètes graves, si stricte que soit cette réduction par le régime, l'hyperglycémie et la glycosurie persistent; dans les formes sévères, la tolérance pour les hydrates de carbone est pratiquement nulle et celle des matières protéiques est parfois nettement diminuée.

Un trouble du filtre rénal, à l'exclusion de toute altération ou de tout déréglement des autres appareils, ne semble pas davantage expliquer un diabète grave; si le filtre se bouche, il ne peut y avoir qu'hyperglycémie et encore celle-ci suppose-t-elle une superproduction ou une moindre utilisation du sucre; si le seuil d’élimination s’abaisse, il y aura, au contraire, glycosurie, mais non pas hyperglycémie.

Et dans tous les cas, ce qui caractérise essentiellement le diabète grave, ce qui en mesure la gravité, c’est l'intolérance que l'organisme manifeste vis-à-vis des hydrates de carbone.

On en est donc conduit à admettre que la cause essentielle du diabète grave, qu’elle soit associée ou

non à d’autres causes secondaires, dont l’action n’est

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