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là fois au bassin par une ceinture, et au thorax par des montants latéraux surmontés de crosses sous-axillaires donnant attache à des épaulettes.
Ces appareils sont passibles des mêmes reproches que les colliers; mal tolérés pendant la nuit, ils immobilisent imparfaitement les articulations. Les mouvements qui s'effectuent dans l'articulation altoïlo-axoïdienne et par ticulièrement altoïdo-odontoïdienne ne sont nullement empêchés. "Enfin ils entravent aussi la mastication,
Dans ces dernières années on a beaucoup vanté l’emploi des appareils silicatés et plâtrés, mais on en n’a jamais donné de descriptions exactes; leur nombre varie avec les chirurgiens. chacun en peut faire construire à sa fantaisie. Sans doute la matière première est ici préférable, en ce sens quelle permet une adaptation plus exacte que le cuir, le carton, la gutta percha, ete. Mais il y a alors d’autres inconvénients. Pour appliquer un appareil silicaté il est nécessaire d’interposer entre les bandes et la tête du sujet une couche de ouate assez épaisse Au bout de quelque temps par suite de la compression, des mouvements exécutés par le malade, la ouate se tasse et la tête étroitement comprimée et immobilisée au moment de l’application se trouve libre à l’intéricur de cette sorte de carapace, elle devient mobile et l'appareil ne remplit plus son but. En outre, ilest nécessaire que le silicate enveloppe les épaules et la partie supérieure du tronc, la moitié du corps est ainsi environné de ouate, les produits de sécrétion des glandes sébacés, et la sueur si abondante chez les tuberculeux ne peuvent s’évaporer, leur accumulation produit une sorte d’athmosphère chaude et humide qui occasionne une macération de l’épiderme.
SAN ONSE
Un des malades dont nous rapportons l'observation avait été traité au début de sa maladie par l’immobilisation au moyen d’un silicate, il nous dit avoir beaucoup souffert, et n'avoir pu supporter son appareil plus d’une huitaine de jours. |
Frappé des résultats peu satisfaisants obtenus avec les différents procédés d’immobilisation que nous venons d'étudier, M. le professeur agrégé Gangolphe a imaginé une minerve plâtrée, qu’il emploie presque exclusivement dans son service hospitalier et dont les malades ont toujours retiré de grands bénéfices.
Dans certains cas, lorsque l’affection peut être prise tout à fait au début, il n’est pas nécessaire d’avoir recours au redressement par la gouttière inclinée : Pappli cation immédiate d’une minerve suffit pour immobiliser dans une bonne position; au besoin on pourrait appliquer deux minerves successives, à quelques jours d'intervalle ; la première ayant fait disparaître la douleur et la contracture, le redressement est des plus faciles.Nous nous contentons de' mentionner ici cet appareil; nous réservant de l’étudier d’une facon complète à la fin de ce chapitre.
À la période du début on peut encore, dans certaines circonstances, employer la révulsion que M. le professeur Jaccoud recommande avec tant d’insistance. « En toutes circonstances, dit-il, faites ce que vous pourrez, mais faites quelque chose, et ne vous résignez jamais à abandonner la méthode révulsive qui est une des armes les plus puissantes de la thérapeutique. » Schutzemberger et Boyer en vantent tous les deux l'efficacité. « Nous pouvons assurer, dit ce dernier, que ce moyen n’a jamais
trompé nos espérances toutes les fois que le cas était de nature à en permettre l'emploi, et qu’il a été possible d’y avoir recours avant que la suppuration fût survenue. » Mais il est difficile de dire à quels révulsifs il faut accorder la préférence; Pott, Boyer ont choisi les cautères, Larrey préfere le fer rouge, d’autres chirurgiens ont simplement recours aux vésicatoires, enfin, plus récemment, on a employé la teinture d’iode. Quant aux résultats qu’on est en droit d’en attendre, ils sont incontestables, du moins au début de l’affection ; dans les périodes ultérieures, lorsque la suppuration apparaît, leur emploi est au moins inutile sinon nuisible.
Deuxième période.— Douleurs, attitude vicieuse, abcès, accidents nerveux, tel est le tableau symptomatique résumé de la maladie ; mais tandis qu’au début la mauvaise position était due uniquement à le contracture musculaire d’origine réflexe, à la deuxième période ce sont la rétraction des muscles, les déplacements articulaires et les déformations osseuses qui sont surtout en cause; aussi, en raison de la fragilité des os, les manœuvres devront-elles être effectuées avec la plus grande prudence. Le redres-sement brusque successivement préconisé par Boyer, Van Swieten, Ollivier d'Angers, enfin par Teissier, proscrit par Bérard, Bouvier, Schulpke, est aujourd’hui abandonné par tous les chirurgiens ; il peut provoquer des désordres articulaires considérables, des ruptures de ligaments, des luxations brusques, des compressions de la moelle ou du bulbe etune mort subite. Mais les luxations ne sont pas les seuls dangers de cette manœuvre brutale; nous avons vu, en étudiant l’anatomie pathologique, que
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lis ‘artères vertébralés étaient quelquefois ulcérées ; la connaissancé ‘de: cés faits exige la plus grande prudence dans les manœuvrés, des hémorragies mortelles pouvant succéder à une violence inopportune. Sans doute on a publié des observations dans lesquelles la réduction avait été opérée avec succès, et fait disparaitre des accidents graves de paralysie; mais les résultats heureux sont trop peu nombreux, et ne compensent nullement les accidents possibles ; de plus, les prétendus succès obtenus sont-ils bien certains, les luxations soi-disant réduites existaient-elles bien en réalité, ne se trouvait-on pas en présence d’une déformation d’origine musculaire, ce sont autant de questions auxquelles il est difficile de répondre, le diagnostic des luxations étant parfois d’une difficulté presque insur montable.
Quant au redressement lent et progressif, il mérite d’être conservé, il n’a pas les inconvénients du précédent. Il évite les traumatismes articulaires ilest, peu douloureux, et de plus ne nécessite pas l'emploi du chloroforme, ce qui constitue déjà une supériorité.
Différents procédés peuvent être employés pour ramener la tête dans une bonne position. Le plus simple consiste à employer le collier de Malgaigne ; il se compose de deux plaques circulaires suffisamment réunies entre elles par une vis dont on peut tous les jours augmenter ou diminuer la hauteur sur les parties antérieure, postérieure ou latérale.
Van Swieten a recours à la suspension et dans ses commentaires sur Boerhaare il nous fournit l'indication et le moyen d'opérer ce redressement. « Les vertèbres, dit-il, sont ordinairement ramenées en place à l’aide
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d’un lac qui embrasse le menton et l’occiput et auquel on suspend tous les jours les enfants dont les lésions articulaires graves donnent lieu de craindre le déplace ment, ou lorsqu'il existe » et plus loin il ajoute « sic enim pondere corporis in rectum deducitur spina et {choiter sæpe curantur. »
Les appareils de Gensoul et Viricel sont construits en vue de remplir en même temps la double indication de redresser graduellement la tête en la portant en arrière et de repousser en avant la saillie de l’atlas ils comprennent :
1° Un collier matelassé avec soin, dont l’action s'exerce sur extrémité du menton à l’aide d’un coussin épais tendant à faire basculer l’appareil en arrière.
2° Un appareil à glissant dont l'extrémité en forme de croissant s'appuie sur la partie supérieure du cou.
3° Deux courroies embrassant le front de manière à le porter en arrière et à le fixer dans cette position.
Ce mécanisme prend un point d'appui sur un fauteuil.
Ces appareils sont compliqués et les résultats qu'ils donnent sont peu satisfaisants, aussi sont-ils généralement abandonnés aujourd’hui. M. le professeur Ollier dans les cas graves, lorsque la flexion est très prononcée, et que la douleur est vive, emploie la gouttière à traction continue que nous avons précédemment décrite, et le plan incliné dont nous croyons devoir donner une description sommaire. Ilse compose essentiellement des quatre parties suivantes :
1° Un rectangle en bois constitue la base et le support de lPappareil.
2° Un plan incliné d’environ 2 mètres de long et 1
“mètre de large articulé à l’une de ses extrémités avec la
pièce basale; cette articulation permet de modifier lincli-