‹ Contribution au Traitement du Mal de Pott Cervical: Nouvelle Minerve PlatréeChapitre 7 sur 24 · CHAPITRE II Symptomatologie · texte numérisé non relu

CHAPITRE II Symptomatologie

Nous suivrons autant qu’il est possible, dans l’étude des symptômes du mal de Pott cervical, l’ordre chronologique de leur apparition. Toutefois, nous réserverons pour la fin du chapitre la description des symptômes nerveux que leur apparition capricieuse, du moins en apparence, ne permet de ranger d’une façon certaine dans aucune des périodes de la maladie.

La Douleur est un signe à la fois précoce et constant du mal de Pott cervical, mais son intensité varie beaucoup suivant les sujets; chez les uns peu accentuée spontanément elle est sourde et profonde, chez d’autres au contraire, elle revêt le caractère de névralgie intense et rebelle qui exaspère le malade ; mais dans tous les cas, elle s’exagère par la pression, la percussion, le contact d’un corps chaud, le mouvement. Si lorsque, le malade étant assis, on exerce une pression sur sa tête, on le réveille d’une façon certaine, de même lorsque.étant dans le décubitus horizontal on lui ordonne de se lever, ou étant debout on l’invite à ramasser un objet, les mouve-

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ments nécessaires pour effectuer ces deux actes étant tros douloureux, on voit le malade saisir sa tête avec ses deux mains et la soutenir afin de l’immobiliser pour les exécu ter. Du reste, la localisation de la douleur varie avec le siège de la lésion ; elle est en rapport avec les mouvements qu’exécute physiologiquement l’articulation malade, c'est ainsi que, lorsque l'articulation occipito-atloïdienne est envahie la flexion et l’extension sont impossibles, lorsque au contraire c’est l’articulation atloïdo-axoïdienne qui est prise, les mouvements de rotation sont excessivement douloureux.

La connaissance de ce rapport entre la douleur et le siège de la maladie est importante au point de vue du diagnostic. Lorsque les mouvements d’affirmation et de négation seront possibles on pourra affirmer que les lésions sont situées plus bas, bien que cependant ces mouvements puissent ne pas être aussi complets qu’à l'état normal, car la flexion et la rotation ne s'exécutent pas exclusivement dans les articulations occipito-atloïdienne et atloido-axoïdienne, les articulations de toutes les autres vertèbres cervicales y contribuent aussi pour une faible part.

C’est surtoutau niveau des apophysesépineuses et transverses que la pression éveille la douleur, et dans le cas de mal sous-occipital elle siège particulièrement au niveau de la fossette de la nuque et à la partie postérieure du pharynx ; d’où une gêne parfois considérable de la déglutition. C’est cette localisation pharyngienne des phénomènes douloureux, bien connue aujourd’hui, qui avait fait décrire par les auteurs anciens le mal sous-occiptal parmi les anginos.

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