LES GAZ UTILISES EN PLONGÉE
Nous considérerons uniquement les conditions de dissolulion de ces gaz dans l’organisnie lors de l'immersion. Nous en signalerons les effets sans toutefois les étudier car cela nous ‘ménerait trop loin et déborderait le cadre de notre étude.
a) L’oxygène.
Agent de la respiration et des combustions, est indispensable à la vie. De nombreuses expériences ont montré qu’il existe deux limites entre lesquelles FO, n’est pas nuisible pour l'organisme.
a) Une limite inférieure : 0,15 kg/em*; au-dessous “de cette pression partielle, c’est la Ssyncope anoxémique.
b) Une limite supérieure : 1,7 kg/em?: quand sa pression partielle s'élève, l’oxygène est un déprimant du centre respiratoire ; il peut avoir des effets toxiques et entrainer, sans aucun prodrome, des crises excito-motrices avec perte de conscience.
= L’intoxication par l’oxygène porte le nom d’«eïffet P.
- Bert ». 5
L’oxygène permet sous un faible volume de tenir l’immersion plusieurs heures, mais il ne permet la plongée qu’à faible profondeur (limite de sécurité 7-8 mètres, d’où de nom- “breux accidents).
b) L’azote.
C’est un gaz neutre ne servant ni à la respiration, ni à la combustion, donc non nécessaire à la vie.
Il n’y a donc pas de limite inférieure de pression pour ce
DUAL D'LEnEs
vaz; des pressions partielles croissantes ont, par contre, des effets néfastes sur l’homme :
A partir de 1,84 kg/cm? l'azote se dissout dans le corps en {rès grande quantité; à partir d’une certaine durée de séjour, le sujet ne peut être ramené directement à la pression atmosphérique, sous peine de voir survenir les grands accidents de décompression,
A partir d’une pression partielle supérieure à 4,8 kgs/ cm?, l'azote paraît agir électivement sur le système nerveux central et déterminer l'ivresse des grandes profondeurs, dont les causes peu certaines sont encore à l'étude.
c) Le gaz carbonique,
Son rôle à é{6 défini par Hazpane. Il ne se trouve normalement que dans l'expiration, Il est soit rejeté directement à l’extérieur (appareil à circuit ouvert), soit absorbé par une cartouche épuratrice en vue de la réutilisation du mélange respiratoire.
Le centre respiratoire est d’une extrême sensibilité aux ariations du sang en CO,. Hazpane à montré qu'une élévation de la pression partielle de l'air alvéolaire de r mm 6 (correspondant à 0,02 % en volume) double l'intensité de la ventilation pulmonaire : il s’agit d’une ventilation compensatrice élininant le CO, en excès. N
— Une augmentation de pression partielle correspondant à 0,0 % détermine une importante polypnée, non compensatrice, :
Une augmentation de pression partielle correspondant à 0,10 % conduit rapidement à la syncope.
Quand le centre respiratoire est simultanément soumis aux actions opposées de CO, et O,, des deux actions, c’est l'effet dépressif. de l'O, qui prédomine. Il en résulte qu’en présence de pressions partielles accrues d'oxygène, un sujet supportera sans réaction de défense, une pression partielle élevée de CO, :
jusqu’à ce que survienne brutalement, sans prodrome, la syncope.
d) L’hélium.
C’est un gaz inerte dont le mélange avec O, est sans danser à quelque pression que ce: soit. Il est physiologiquement inactif jusqu'aux profondeurs atteintes (record 168 mètres correspondant à une pression partielle de 15,1 kg/em?), maïs, à partir d’une pression partielle de 1,36 kg/cm?, il se dissout en quantité telle dans le corps, qu’il impôse la remontée par palier tout comme l’azote. Son emploi ne. devient donc intéressant qu’à partir du moment où l’on désire travailler au-delà des profondeurs interdites par l'ivresse des grandes profondeurs.
Les mélanges gazeux.
1° L'air comprimé. — La plongée à l’air est encore le mode de travail le plus simple et le plus sûr. Malheureusement, l’ivresse des grandes profondeurs limite son emploi à 80-90 mètres.
2° Le mélange O0,-H. -— Proposé en 1878 par P. Berr, ce mélange est explosif et son maniement très délicat. Il a été rapidement abandonné.
3° Le mélange O,-N. —— Basé sur le fait que l'O, respiré non à l’état pur, mais dilué dans un autre gaz voit sa pression partielle de sécurité augmentée. Tout se passe comme si le diluant reculait le seuil d’apparition des effets convulsivants de re ae
Un tel mélange, utilisé en circuit semi-fermé pour des raisons d'économie, permet une plus grande immersion (25 mètres correspondant à la limite permise par la somme des pressions partielles des deux gaz) et une plus grande autonomie que l’O, pur.
Le mélange 0,-Hélium. d'alteindre et de dépasser 100 mè plongée à l’hélium ne se pratique 4 en circuit semi-fermé, pour économ