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chiens soumis à la respiration d’air à une pression élevée fulrent tués et autopsiés; des pressions de l’ordre de 50 à 90 mm/Hg entraïînaient la rupture des alvéoles pulmonaires. Chez le lapin, des pressions moins élevées (4o mm/Hg) étaient suffisantes.
GREHANT et Quinquaur, en 1884, étudiant les effets de l'insufflation par l’air comprimé cbtinrent des dégâts pulmonaires avec des pressions de l’ordre de 37 mm/Hg chez le lapin et de 108 mm/Hg chez le chien.
KarTz en 1908-1909, expérimentant sur ces lapins, trouva qu’une pression intra-pulmonaire (positive ou négative) de 20 mm/Hg était fatale. Une pression positive de 4o mm/Hg pouvait cependant être supportée si la cavité abdominale était remplie d’air comprimé.
Rope dans un rapport publié en rgo8-r909, trouva que sur des lapins, des pressions intra-pulmonaires de 38 mm/Hg déterminaient la pénétration de l’air dans la cavité abdominale. On considéra que l’air passait dans la cavité abdominale à travers une gaine péri-æsophagienne. Les communications aériennes entre les cavités thoracique et abdominale furent également étudiées en 1908-1909 par KRONECKER.
— L'étude de la surpression pulmonaire intéresse également certains médecins préoccupés des dangers possibles de l’anesthésie intra-trachéale en chirurgie thoracique. C’est ainsi que STEPHENS rapporta trois cas de pneumothorax controlatéral compliquant des interventions intra-thoraciques.
Brapsraw (cité par Ch.-P. MAUTALEN), en 1938, rapporta un cas d’emphysème sous-cutané du cou avec un petit pneumothorax du côté droit.
Mackcin a démontré le rôle capital du facteur temps dans la genèse de ces accidents: Ceux-ci fréquents lorsqu'on applique une Surpression pulmonaire permanente, sont rares en utilisant une même pression positive de façon intermittente.
Ces faits ont été particulièrement étudiés en rapport avec certaines méthodes de respiration artificielle et essentiellement
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dans la technique de respiration artificielle par insufflation intra-pulmonaire. Cette méthode a pour but de rétablir le phénomène physique de la ventilation pulmonaire, en créant une respiration artificielle équivalente aux conditions de la respiration normale, en rythme et en volume. « Au cours de cette respiration artificielle mécanique le temps inspiratoire doit être produit par une surpression et le temps expiratoire le plus souvent par une dépression ». I existe donc une limite maximum au-delà de laquelle l’insufflation des poumons sous pression n’est pas sans danger. Nous verrons au chapitre traitement l’importance de cette notion qu’il est bon, dès à présent, de retenir. Les accidents de surpression pulmonaire en rapport avec la technique de respiration artificielle par insufflation intra-pulmonaire ont été étudiés dans la thèse de Maurazex (Bordeaux 1952-1953).
MaUTALEN eite de nombreux travaux expérimentaux et résultats cliniques qui peuvent être considérés comme un complément de cette étude.