‹ Contribution Expérimentale à la Chimio-Thérapie de la Maladie du SommeilChapitre 25 sur 61 · ARRET NE · texte numérisé non relu

ARRET NE

Huot nous montre dans un intéressant tableau que la mortalité est d'autant plus élevée que les malades appartiennent à une période plus avancée de la maladie.

Lefrou insiste sur l'intérêt qu'il y aurait à ne pas traiter par des doses fortes de trypoxyl les malades appartenant à la période méningée. Bien qu'une amélioration clinique simultanée à une amélioration du liquide céphalo-rachidien puisse s’ensuivre, cette amélioration n'est que transitoire, et le trypoxyl est considéré comme un poison à la fois pour les trypanosomes et pour le système nerveux.

Vaucel n'obtient à la période méningée que des améliorations fugaces et note 78 % de décès. Quant aux autres malades (22 %) la plupart, par la suite, deviennent incurables.

Le trypoxyl, d'après Ledentu, inefficace et souvent nuisible, ne devrait pas être employé à cetté période.

D'après Boyé, en plus de son action stérilisante, le trypoxyl exercerait une influence heureuse sur l’état général des malades. La plupart des trypanosés, régulièrement traités, jouissant d’une santé satisfaisante pourvu qu'ils soient encore exempts de manifestations cérébrospinales. Pour les autres, la survie n'est guère modifiée.

Inconvénients du trypoxyl. — I] est recommandé de surveiller d'une façon toute spéciale les malades au sujet de la tolérance au médicament : des troubles digestifs ou surtout des troubles visuels dûs à une névrite optique peuvent se manifester. Aussi, dès que des accidents de cette nature se produisent (notamment un rétrécissement du champ visuel), y a-t-il lieu d'interrompre le traitement par le trypoxyl et les arsenicaux en général et de s'adresser au moranyl associé ou non à l'anthiomaline. Il est à remarquer que ces accidents oculaires se produisent presque toujours dans les cas où le trypoxyl est administré au cours de la deuxième période de la maladie.

Hop

En résumé, le trypoxyl se révèle donc comme l’un des meilleurs agents thérapeutiques de la maladie du sommeil.

1° On doit l'injecter en employant des doses fortes et d'une façon continue, les rechutes étant fréquentes avant l'apparition des symptômes nerveux.

2° On doit le proscrire chez les malades appartenant à la période méningee.

TRYPARSAMIDE

La tryparsamide, introduite dans la lutte dans la maladie du sommeil en 1920 par Miss Pearce est un phényl glycinamide arsinate de soude.

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Le coefficient chimiothérapeutique est de 1/8 pour Brow et Miss Pearce.

Pour Mesnil et Léger, 1l serait de 1/3.

Action stérilisante. — Son action stérilisante est très rapide sur les trypanosomes dans la circulation périphérique (Blanchard et Laigret). De plus, son pouvoir pénétrant est remarquable et il a une action générale indépendante de sa valeur parasiticide. Notons toutefois avec Lombard que l'action in-vivo est supérieure à l’action in vitro.

Expérimenté par Fourneau, Navaro-Martin, M. et Mme Trefouel, la tryparsamide s’est révélé beaucoup moins toxique que le trypoxyl chez l'animal et très active bien que d’après Adler, l’action sur le trypanosoma rhodesiense soit nulle.

Voies d'introduction. — Ouzilleau et Lefrou concluent que la voie sous-cutanée et intra-musculaire sont plus favorables que la voie intra-veineuse (0,04 par kilogramme), 2 grammes étant la dose limite.

Van Hoof fit connaître qu'avec des doses intraveineuses de 1 à 4 grammes, répétées en une ou plusieurs séries, en allant

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