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jusqu'à 20 ou 50 grammes, les effets de la tryparsamide sont comparables à ceux du trypoxyl à la première période, mais elle lui est supérieure employée à une période plus avancée. Ultérieurement, une voie nouvelle a été essayée : c’est la voie carotidienne.
Nous en parlerons d’une façon plus détaillée ultérieurement.
Le tryparsamide à la période sanguine. — Employée à la période sanguine de la maladie du sommeil par Letonturier, Marqueissac et Jamot, la disparition des parasites du sang s'effectue en moins de vingt-quatre heures et pour une période de trois à six semaines, et à la deuxième injection si on l’emploie à la dose de 0,30 par kilogramme à chaque injection.
Pour Vaucel, les rechutes sanguines offrent une proportion de 7,7 % alors que le trypoxyl offre un pourcentage de rechutes plus élevé.
Mais, cette supériorité, pour Blanchard et Laigret n'est pas telle qu'on doive l'employer à la première période à la place du trypoxyl.
Le tryparsamide à la période méningée. — Nombreux sont les témoignages relatant la supériorité de la tryparsamide à la période méningée.
Vaucel pense qu'avec ce médicament, on peut escompter la guérison des trypanosomés, qui autrefois seraient certainement morts. Le pourcentage de décès est tombé à 7,6 % au lieu de 99,21 % à la période nerveuse.
L'amélioration serait plus nette qu'avec le trypoxyl et se manifesterait par une baisse plus accentuée des modifications rachidiennes pathologiques et une action plus rapide sur lés symptômes de la trypanosomiase humaine. Maniée avec prudence afin d'éviter les accidents, elle remplacerait avantageusement le trypoxyl (Blanchard et Laigret).
Employée à un stade avancé de la période nerveuse, lorsque se manifestent de profondes modifications du liquide céphalorachidien, concurremment à de graves symptômes cliniques,