CHAPITRE II
Méthode employée pour les prises d’air et milieux de culture utilisés.
Toutes nos expériences ont été faites en faisant passer un certain volume d’air dans des milieux de culture liquides. Nous nous sommes servis de Vappareil de Strauss et Würtz. L’aspiration était faite au moyen d’un grand flacon plein d’eau dont l’écoulement produisait un appel d’air de volume connu. Les volumes d'air ainsi soumis à l’examen ont varié entre 20 litres au moins et 70 litres diU
Les milieux liquides employés étant de faible densité et peu visqueux, nous n’avons pas eu besoin d’ajouter à ceux-ci une goutte d’huile, comme le conseille Würtz, pour empêcher que le liquide mousse et s’écoule ainsi par l’orifice du tube aspirateur.
Il est bon de noter cependant que l’aspiration ne doit
pas être trop rapide et que la partie amincie du tube de Würtz doit seule être remplie de liquide pour empêcher ce phénomène gênant de se produire.
La méthode d’aspiration à l’aide du déplacement d’une quantité connue de liquide a l’avantage de ne pas comporter d’appareil compliqué difficile à transporter et de n’exiger ni pompe, ni compteur à gaz ; cependant nous ne nous dissimulerons pas que la manœuvre de cet appareil est assez fastidieuse et incommode et qu’elle a l’inconvénient de prendre beaucoup de temps. Pour faire passer dans notre appareil 50 à 60 litres d’air, et c’est en moyenne le volume sur lequel ont porté chacune de nos expériences, il faut de 30 à 45 minutes environ.
Les milieux liquides que nous avons employés ont été le touraillon acide et le bouillon phéniqué. Ce dernier milieu nous avait été conseillé par M. Roux, qui avait constaté à plusieurs reprises, à l’occasion de ses recherches sur le bacille typhique, que les formes en chaînettes se développaient bien dans ce milieu acide.
Dans nos deux premières expériences la solution de touraillon a été préparée de la façon suivante :
100 grammes de touraillon ont été portés dans un litre d’eau à l’ébullition pendant un quart d’heure, exprimés, filtrés à plusieurs reprises et stérilisés à l’autoclave à 115“ pendant un quart d’heure. On obtient ainsi un liquide suffisamment clair pour laisser juger du trouble produit par le développement des germes, mais qui laisse cependant déposer à la longue un peu de matière colorante sur les parois des tubes. Pour éviter cet inconvé nient, nous avons réduit la quantité de touraillon de 10 à 5pour 100 dans nos expériences suivantes, afin d’obtenir
— Tl -
un milieu plus clair. Le titre acide de la solution correspond à : 0®^34 d’HGl.
En ajoutant 10 pour 100 de gélatine, nous avons obtenu des tubes de gélatine au touraillon très claire et sur lesquels le développement des streptocoques se fait bien.