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Lorsque le malade s’est rétabli et si l’appendice n’a pas êté réséqué, il n’est point à l’abri des récidives ou des rechutes. Les premières peuvent se montrer des années plus tard avec tous les caractères d’une première atteinte ; les secondes apparaissent rapidement, se renouvellent plus ou moins souvent et arrivent à faire du patient un véritable infirme, il doit se surveiller continuellement, éviter tout effort, tout refroidissement, suivre un régime spécial, s'il veut éviter les crises. La proportion de ces appendicites à rechute est dificile à fixer, mais en tous cas elle est assez considérable. Il est à remarquer que la première atteinte est en général la plus grave, où ne trouve guère que 11 (Fitz) ou 25 (Krafft) pour 100 (1) d'attaques antérieures chez les opérés, et lorsqu'on suit la marche de l’affection on voit le plus souvent les crises s’espacer peu à peu, diminuer d’intensité et finir par disparaître. Cependant l'inverse s’ob-
serve aussi et le malade peut mourir à sa seconde ou à sa
troisième atteinte bien que sa cavité péritonéale soit protégée par les adhérences résultant des premières pous-
sées, aussi l’intervention est-elle légitimée, d'autant plus
qu'elle n’a donné que des succès.
(1) Cités par M. TALAMON.
Traitement.
Le traitement a été discuté tant de fois devant les sociétés savantes de tous les pays qu’il nous paraît inutile d’y revenir, et nous nous contenterons dE rappeier l’opinion du plus grand nombre.
Au début on donnera de l’opium, des pilules de 0,01 centigr. d'extrait thébaïque de deux en deux heures par exemple, et on mettra un sachet de glace sur la fosse iliaque droite.
En cas de péritonite généralisée, intervenir rapidement parqune laparotomie médiane, chercher les foyers purulents dans le bassin, la fosse iliaque gauche, derrière le côlon, réséquer l’appendice si on le trouve facilement, et drainer. Cette intervention rapide a permis de sauver bon nombre de malades et nous en rapportons trois cas.
En cas d’abcès, se contenter d'ouvrir la poche, ne pas chercher l’appendice, on risquerait ainsi de détruire les fausses membranes et de provoquer une péritonite généralisée, comme le fait s’est produit.
Dans les appendicites à rechute, intervenir dans les périodes de calme, on à ainsi tout le temps de rechercher l’appendice et de le réséquer sans craindre l'infection du péritoine si l'opération est antiseptiquement conduite.
L’incision pratiquée le long du bord externe du muscle droit antérieur nous a paru la plus facile pour aller à la recherche de lappendice et nous n’avons trouvé que de rares observations où des adhérences trop nombreuses rendirent la résection impossible (1).
(1) CLARKE et SMITH. Lancet, 3 mai 1890,
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