‹ Contribution Nouvelle au Traitement Physique de la SciatiqueChapitre 23 sur 25 · TR A DE · texte numérisé non relu

TR A DE

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a été traité à plusieurs reprises pour de la gastro-entérite. Cette déclaration me donna, je le crois, la clef de mon dia-. gnostic éliologique, et je conclus à une sciatique d’origine toxique.

Je résolus de faire prendre le plus tôt possible à mon malade des grands lavements chauds. Je le mis d'abord au régime lacté absolu ; eau de Vichy, un litre par jour. Le soir même, Je lui fis administrer une injection chaude, mais il lui fut impossible de la supporter, tellement son intestin était irrilable. Je tournai alors la difficulté, en me procurant une soude à double courant, que je lui introduisis dans l'anus, et au lieu de lavement, je lui fis pendant un quart d'heure, un grand lavage chaud du rectum à 50°. Je continuai ainsi pendant 3 jours, et le 4°, mon malade put garder, obstruant avec le doigt un des orifices de la sonde à double courant, un litre de sérum de Hayem à 52°. Pendant ce temps, les douleurs spontanées avaient complètement disparu.

. Le sommeil était en partie revenu, amsi que l'appétit.

Après 9 jours de ce traitement, le malade pouvait se lever et se promener un peu dans sa chambre, aidé d'une canne.

L'entéroclyse chaude à 55° fut encore continuée deux fois par jour pendant 15 jours, ainsi que l'eau de Vichy et le régime lacto-végétarien. |

Quand je revis mon patient le 25 mars, il se considérait comme complètement guéri ; ses douleurs lombaires, qui avaient été très tenaces pendant 6 ans, avaient totalement disparu, et il ne présentait plus de troubles gastriques ; il marchait sans canne, très facilement, et pouvait même faire

de grandes promenades sans ressentir aucune faligue.

Fo rSe

OBsERvATION VII (Malade du service du D" Porte, clinique médicale des hôpitaux de Grenoble) C. P.., 55 ans. Garçon de peine chez un débitant de bois- ‘sons. Anciennement mineur. x

Diagnostic. — Névralgie lombo-sciatique gauche.

Le malade, en proie à des paroxysmes très violents, rentre à l'hôpital de Grenoble le 9 février 1907. L'interne de garde qui le reçut, lui fit une piqüre de Re en attendant la visite du lendemain matin. 2

Antécédents héréditaires. — Père mort d’embolie graisseuse consécutive à une fracture de cuisse, à l’âge de 83 ans: mère morte également à 80 ans, n'ayant jamais présenté d’affection grave durant toute sa vie, et ayant succombé à de l’artério-sclérose.

Frère aîné mort à l'âge de 35 ans, à la suite d’un accident

occasionné dans une mine par le déraillement d'un wagon

chargé de charbon. Sœur morte à 20 ans, de la variole, pendant la guerre de 1870.

Anlécédents personnels. — Notre malade a toujours exercé

la profession de mineur. I a travaillé dans différentes mines -

de charbon en France, en Suisse et en Afrique. Il n'a jamais, durant son séjour aux colonies, contracié les fièvres paludéennes. ‘11 a fait la campagne de 1870 et n'avait jamais été malade auparavant. Il à eu les pieds gelés pendant la guerre, le gauche surtout aurait été très endommagé : d'ailleurs, l’ongle du gros orteil tombe chaque année depuis.

Du 6 février au 23 mars 1906, le malade a été traité à l'H6-

pilal Saint-Charles, de Toul, pour névralgie sciatique. Il en

souffrait déjà depuis longtemps, mais la maladie ne l'empé-

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