‹ Contributions à l'étude de la gangrène infectieuseChapitre 10 sur 14 · Vox REckunémausex, — Würzhurger Verhandlungen. Juli · texte numérisé non relu

Vox REckunémausex, — Würzhurger Verhandlungen. Juli

maladies infectieuses. Presque à la même époque que lui, KzeBs et WaLpeyer arrivaient aux mêmes résultats.

Si ces faits eux-mêmes, quelque positifs qu'ils soient, rencontrent encore des contradicteurs, à plus forte raison n’est-on pas d'accord sur la manière de les interpréter. Les uns, avec Bizzrorx, attribuent la présence de ces micrococcus à un simple phénomène cadavérique et ne peuvent, par suite, leur accorder aucune importance pendant la vie du malade. Les autres, insistant avec raison sur la disposition particulière que présentent ces organismes inférieurs dans les vaisseaux et le parenchyme des organes internes, regardent au contraire leur origine comme antérieure à la mort de l’organisme infecté.

S'il en est réellement ainsi, dans quelles conditions ces micrococeus se développent-ils dans les tissus vivants? Jouent-ils un rôle, et quel rôle jouent-ils dans l’infection? Toutes ces questions sont difficiles à résoudre dans l’état actuel de la science. Cependant M. De REGKLINGHAUSEN professe une théorie, basée sur un grand nombre d'observations personnelles, qui répond le mieux jusqu’iei à toutes les exigences de la question.

Notre savant maître envisage celle-ci comme beaucoup plus compliquée qu’on ne le pense en général. D’après lui, les micrococcus proprement dits, n'étant pas animés de mouvements actifs, ne peuvent pénétrer dans la circulation générale que de deux manières : par résorption, en même temps que les substances putrides qui les accompagnent; ou par l’intermé-

diaire des leucocytes qui les ont attirés dans leur intérieur. Ainsi entraînés dans le torrent circulatoire, ils peuvent arriver jusque dans le parenchyme des organes, s’y arrêter et s’y développer; ou bien ils se multiplient dans le sang lui-même; ou bien enfin les deux choses se produisent en même temps. Quoi qu'il arrive, leur action sur les tissus serait toujours celle de ferments; mais cette action ne serait possible qu’à la suite d’une altération particulière de ces tissus, due au contact des principes toxiques dont ces organismes sont les porteurs.

C’est ainsi que les choses se passent d'ordinaire. Mais il peut arriver qu’à l’autopsie de malades morts d'infection, on ne constate dans le sang et les organes la présence d’aucun élément organisé. On est bien obligé, dans ce cas, de croire à une simple intoxication du sang par des substances virulentes solubles, non organisées.

On pourrait comparer ce qui se passe dans l’organisme à un combat engagé entre les tissus vivants d'une part et les éléments organisés ou les virus septiques d’autre part. Dans quelques cas favorables l'organisme peut remporter la victoire sur chacun de ses deux ennemis agissant isolément. Mais ceux-ci viennent-ils à réunir leurs efforts, les tissus succombent, ils perdent leur vitalité. Dans ce cas il suftira d’une quantité très-petite de micrococcus pour amener les plus grands désordres et même la mort, si c’est dans le sang qu’ils se sont multipliés en grand nombre.

Telle est, à grands traits, la théorie du professeur

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