‹ Contributions à l'étude de la gangrène infectieuseChapitre 9 sur 14 · Sénior. — Contributions à la chirurgie, Paris · texte numérisé non relu

Sénior. — Contributions à la chirurgie, Paris

Les observations de gangrène infectieuse, quoique présentant encore quelque obscurité, comme l’infection elle-même, ne sont malheureusement pas si rares. Le point de départ de l'infection peut être la putréfaction non pas seulement des extrémités et des organes internes, mais encore celle de tissus ou d'organes de nouvelle formation ou qui ne font partie qu’accidentellement de l'organisme (tumeurs, placenta, fœtus).

Nous n’insisterons pas davantage sur la symptomatologie et la marche de la gangrène infectieuse; nous nous bornerons à l'étude de la nature de l'infection générale, et, en particulier, à celle du rôle que jouent les micrococcus dans sa production.

Cette grave question, qui domine en quelque sorte toute la chirurgie moderne, est encore loin d’être résolue, malgré les nombreux travaux auxquels elle a donné naissance. Aussi nous garderons-nous de nous aventurer au milieu de toutes les théories qu’on a émises à ce sujet, et nous contenterons-nous de jeter un coup d’œil d'ensemble sur la question.

Husrer‘ prétend avoir trouvé le premier des micrococcus pendant la vie dans les tissus de malades atteints de diphthérite ou d’érysipèle. Mais c’est à DE RECKLINGHAUSEN * que revient l'honneur d’avoir pour la première fois, en 1871, démontré la présence de ces petits organismes dans les foyers pyhémiques des organes internes à l’autopsie de malades morts de

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