‹ Contributions à l'étude de la gangrène infectieuseChapitre 8 sur 14 · DE L'INFECTION PUTRIDE GÉNÉRALE, SUITE DE L'INFECTION LOCALE · texte numérisé non relu

DE L'INFECTION PUTRIDE GÉNÉRALE, SUITE DE L'INFECTION LOCALE

Le foyer d’infection locale est constitué. Dans les cas favorables, tout pourra se borner aux accidents locaux. Dans d’autres cas, il se produira un état général grave caractérisé par une fièvre aux allures insidieuses, qui aura toujours une signification fàcheuse, car elle indiquera que l'infection générale a été la suite du travail de mortification locale; en d’autres termes, que la gangrène est devenue gangrène infectieuse.

Les anciens chirurgiens étaient loin d'ignorer ce fait. Ainsi Boyer‘, dans son Traité des maladies chirurgicales, parle de la possibilité de la résorption de « l'humeur putride » d’un foyer de putréfaction et de la «fièvre lente » qui en est la suite. Quelques années après, Vincaow”, parmi les anatomo-pathologistes, disait qu'un des plus grands dangers de la gangrène était la « fièvre de résorption» ou fièvre putride, qui pouvait en être la suite. Plus tard, dans ses « Contributions à la chirurgie», SépiLLoT* regardait la « fièvre gangréneuse », comme il l’appelait, comme une des terminaisons les plus fâcheuses d’un foyer de gangrène.

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