‹ Contributions à l'étude de la physiologie de l'estomacChapitre 9 sur 32 · Langendorff, Du Bois-Reymond's Arch., 1879, S · texte numérisé non relu

Langendorff, Du Bois-Reymond's Arch., 1879, S

Si Ton sacrifie des animaux nouveau-nés en pleine digestion, on constate que la sécrétion gastrique toujours acide, est peu abondante sur l'animal qui vient de naître. Pendant les premières semaines, l'estomac ne renferme que des blocs de caséine et la muqueuse colle au doigt. Plus tard, vers l'âge de un mois, nous trouvons un suc de plus en plus abondant et la muqueuse gluante. A ce moment, la structure des glandes est très semblable à celle de l'adulte. Ainsi donc, la quantité de suc gastrique sécrétée par l'estomac semble en rapport direct avec l'état de développement des cellules claires. Ce sont probablement ces cellules, comme du reste cela doit avoir lieu dans toutes les glandes, qui élaborent la majeure partie des éléments liquides de la sécrétion stomacale. Les variations de volume de ces cellules dans le cours d'une digestion, si bien étudiées par Heidenhain ', et leur analogie frappante avec les modifications des cellules claires de la glande sous-maxillaire à la suite d'une sécrétion prolongée en sont presque une preuve.

Quoi qu'il en soit, l'apparition simultanée de la pepsine et des cellules principales chez les embryons de brebis, constatée par Sewall, est peut-être une concomitance fortuite, puisque ce fait n'a pas lieu chez les carnassiers, et que chez ces animaux les deux phénomènes ne paraissent pas liés l'un à l'autre.

Conclusions. — Pour conclure, il me semble que toutes ces expériences et l'observation de Heidenhain relative à l'examen microscopique de l'autodigestion des glandes gastriques - peuvent être interprétées comme il suit :

Toutes les cellules des glandes de l'estomac concourent à la sécrétion du produit donnant naissance aux acides du suc gastrique; les cellules 'principales sécrètent les éléments liquides de ce suc et renferment de la propepsine soluble; les cellules de bordure élaborent surtout de la propepsine insoluble.

M. Armand Gautier 3 a effectivement montré que la muqueuse de l'estomac fournit deux sortes de propepsines : l'une soluble très active, l'autre insoluble devenant active en se transformant en pro-

1. Hermam's Handbuch der Physiol., Bd V, Th. I., S. 143, u. folg.

2. Goltfried Herrendôrfer (Inaug. Diss. Physiologisch. u. mikrosc. Untersuch. ûber die Ausscheidung des Pepsin. Kônigsberg, 1875, S. 20 u. folg.) conteste le résultat de cette expérience. Il est difficile de tenir grand compte de cette négation pure et simple d'un fait observé par Heidenhain.

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