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dépassant la tète du Bopyre, pour que la première lame devienne tout à fait interne. Nous avons vu aussi que, chez Cepon elegans, cette lame présente plusieurs parties distinctes : l’une antérieure, arrondie et libre, l’autre inférieure, plus allongée et interne, séparées par un repli médian qui n’aurait qu'à se développer pour devenir une lobe transverse : les homologies de ces diverses formations avec celles que nous venons de décrire sont suffisamment frappantes pour qu’il ne soit pas nécessaire d’insister.
Mais chez Phryxus paguri, la comparaison devient plus facile encore. On sait que chez ce parasite du Pagure, l’un des oostégites de la première paire acquiert un bien plus grand développement que l’autre : il est formé d’une partie antérieure repliée sur elle-même, très allongée et recourbée, et qui, dépassant de beaucoup la tête du Phryxus, vient s'appliquer sur la surface de l’abdomen du Pagure : ce lobe correspond absolument, dans sa forme générale, à notre lamelle ascendante ; le repli médian est moins accusé que chez Cepon, mais, par contre , la partie inférieure est l’homologue évident, quoique de proportions très réduites, de la lamelle récurrente des Entonisciens.
Enfin, la naissance de cette lame sur le premier anneau du thorax, à la face ventrale et sous la patte mâchoire, origine de toute netteté sur l'animal jeune, démontre que nous avons bien affaire au premier oostégite.
Nous verrons plus loin , dans la partie taxonomique, que cette lamelle incubatrice de la première paire, tout en présentant chez la plupart des Entonisciens la mème disposition fondamentale, montre néanmoins , dans les divers genres, des différences très nettes qu'on peut utiliser pour l'établissement des diagnoses génériques et spécifiques.
Les quatre dernières paires de lames incubatrices — On a vu pius haut que la paroi externe de la cavité incubatrice était formée de deux lames dont les insertions d’abord ventrales, sont repoussées plus tard jusque sur la face dorsale et qui se rejoignent à la face ventrale par leurs bords libres accolés l’un à l’autre. Ces deux grandes lames représentent l’ensemble des quatre dernières paires de lames incubatrices qui, de très bonne heure, se fusionnent et se confondent par leurs bords latéraux et n’ont plus que leur bord distal libre. Ce sont ces bords libres qui forment le pourtour des deux grandes lames et sont accolés comme nous l’avons dit le long de la ligne médiane. Ils ne chevauchent pas l’un sur l’autre , comme le font les lames incubatrices de beaucoup de Bopyriens, mais sont intimement joints par leur tranche. Le chevauchement était inutile dans le cas présent, car la cavité reste néanmoins hermétiquement close sur la ligne médiane ventrale et les lames,