‹ Contributions à l'étude des BopyriensChapitre 60 sur 103 · GO · texte numérisé non relu

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angles latéro-postérieurs viennent déboucher les organes génitaux, sur le bord inférieur. On voit par transparence, dans l'épaisseur de la chitine le canal déférent (PI. VIII, fig. 3, c/) qui, avant de déboucher à l'extérieur par une étroite ouverture circulaire 0, présente, chez Porfunion Mænadis, un diverticule; chez Cancrion miser, (PI. VIII, fig. 11, o) les ouvertures génitales se trouvent au sommet de petits mamelons arrondis situés de chaque côté du bord inférieur du septième segment.

Sur la ligne médiane ventrale des segments abdominaux se trouvent, dans le genre Portunion, des prolongements chitineux en forme de crochets recourbés en arrière dont le nombre varie avec les espèces : Dans P. Mænadis, il y en a quatre qui vont en diminuant de grandeur depuis le premier segment abdominal jusqu’au quatrième. Chez P. Kossmanni, il n'ÿY en a que sur les deux premiers anneaux du pleon (PI. VITE, fig. 4, cr,, cr2); sur les deux segments suivants on ne trouve plus à leur place qu’un petit tubercule arrondi. I] y a également deux crochets chez P. Salyatoris. Ces organes doivent jouer un certain rôle dans la progression du mâle sur la femelle. De semblables crochets existent d’ailleurs sous l'abdomen de nombreux Crustacés et notamment chez le Homard.

Chez Cancrion miser, les crochets sont remplacés par une série de petits tubercules arrondis (PI. VIII, fig. 11) disposés sur deux lignes parallèles et situés horizontalement sur la ligne médiane de la partie ventrale des segments, d’un bord à l’autre, On les trouve sur les cinq segments de l'abdomen, mais ils sont très peu nombreux sur le cinquième.

Les organes internes du mâle, d’ailleurs peu compliqués, s’étudient facilement par transparence. Au rostre fait suite un tube digestif droit, bien visible aux premiers et aux derniers segments du corps; l’anus s'ouvre entre les deux crochets du pygidium. Au niveau du deuxième segment thoracique, les deux lobes hépatiques débouchent dans le tube digestif (PI. VITE, fig. 1, 11, ke). Les deux cœcums sont annelés irrégulièrement et pigmentés en brun chez les Portunion, en vert chez Cancrion miser; ils se prolongent en arrière jusqu'au deuxième segment du pleon. Entre leurs extrémités est situé dorsalement le cœur dont on voit nettement les quatre valvules surtout quand l'animal est encore jeune (fig. 1 et 11, cæ); il est situé au niveau du troisième segment abdominal et se prolonge antérieurement par le vaisseau dorsal, situé entre les deux lobes hépatiques.

A la face ventrale, se trouve la chaîne nerveuse composée d'un collier æsophagien, de sept ganglions thoraciques et d’un ganglion abdominal

Quand l'animal est arrivé à maturité sexuelle, les testicules (fig. 1 et 11, #) remplissent la cavité des quatre derniers segments thoraciques ; on distingue encore quand ils n’ont pas encore atteint tout leur développement, leur forme primitive trilobée comme chez les [Isopodes normaux. Les glandes distendues par les produits génitaux, compriment les organes voisins, et cela est surtout bien visible pour le foie qui ne forme plus à leur niveau que deux trainées à peine colorées, tandis qu’en avant et en arrière il est fortement renflé et pigmenté.

Les spermatozoïdes pris soit chez le mâle dégradé soit chez les mäles pygmées cryptonisciens sont des corpuscules d’une petitesse extrème. Examinés à l'objectif F de Zeiss ils ont l'aspect de granulations sphériques refringentes, animées d’un mouvement très rapide. CoRNALIA et PANCERI qui les ont étudiés chez le mâle de Gyge, les ont appelés spermatozoi vibranti. WaLz qui a vu seulement ceux de Bopyrus et de Bopyrina croit que leur mouvement est un mouvement moléculaire ou brownien. Nous avons eu plusieurs fois la sensation très nette de l'existence d’un flagellum. Si on les fixe par les vapeurs d’acide osmique et qu’on les examine après coloration sous l'objectif à immersion homogène — de Zeiss, on leur trouve une taille de 2 » environ et une forme identique à celle décrite et figurée par HERRMANN pour les spermatozoïdes de Sfenorynchus (1). Nos observations sur ce point délicat ont été contrôlées par le professeur HIERRMANN lui-même pendant son séjour au laboratoire de Wimereux. Les beaux travaux de notre savant collègue et ami sur la spermatogénèse d'un grand nombre d'animaux lui donnent une compétence indiscutable en pareille matière.

EMBRYOGÉNIE DES ENTONISCIENS.

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