‹ Contributions à l'étude des carbures acétyléniquesChapitre 30 sur 48 · CH — CC1 = CH · texte numérisé non relu

CH — CC1 = CH

et le phényléthylène chloré C^H*— CCI = CH* et aussi Téthylène brome et le propylène brome ou chloré.

Si la nécessité d'opérer avec la potasse sèche s'impose pour obtenir un carbure acétylénique vrai, à fortiori est-elle indispensable pour obtenir un carbure acétylénique substitué, car ici on n'aura plus de combinaison métallique d'où. l'on pourra retirer le carbure pour le purifier.

Je dirai du reste qu'avec la potasse sèche le rendement avec l'œnanthylène chloré et le caprylène chloré est bien meilleur qu'avec la potasse alcoolique, et Ton obtient du premier coup un corps très facile à purifier par distillation, tandis qu'avec la potasse alcoolique, la formation constante des éthers exige des fractionnements répétés, qui font perdre une partie du carbure, et demandent beaucoup de temps.

En résumé, les corpsde la classe des carbures acétyléniques substitués ne se combinent pas avec les réactifs cuprique et argentique, mais se combinent avec le bichlorure de mercure ; ils donnent par hydratation des acétones.

CARBURES BIÉTHYLÉNIOUES

Le nombre des carbures biéthylénîques connus est restreint: on ne connaît, comme possédant d'une façon certaine, une telle constitution, que Térythrène et le diallyle.

On pourrait probablement y joindre un corps qui, d'après la formule que lui attribue M. Saytzeff (1), serait la diméthyléry- Ibrène

(CH^)« C = CH — CH = CH

obtenu en traitant par la potasse alcoolique l'éther chlorhydrique du diméthylallylcarbinol

CW — COH=(CHV

ainsi qu'un octylidène préparé par M. Reformatsky (2) en déshydratant par l'acide sulfurique le diéthylallylcarbinol répondant à la formule

CH* = CH — CH» — C = CH — CH'

Ce sont là, à ma connaissance, les seuls carbures biéthylénîques décrits. Comme ils sont encore pour la plupart à étudier, je ne développerai que l'histoire de Thydratation du diallyle avec les résultats que j'ai obtenus.

Pour obtenir le diallyle en assez grande quantité, il fallait obtenir des quantités considérables d'iodure d'allyle ; or les procédés employés pour la préparation de ce corps étaient à la fois peu commodes et dangereux. Je crois avoir modiflé

(1) Saytzeff, Liebig's Annal, 182 p. 157.

(2) Reformatstcy, Journal de la Soc. chimique russe^ t. XV, p. 518.

avantageusement le procédé de préparation, de manière à en faire une opération simple et facile et de façon à obtenir d'excellents rendements. C'est par cette préparation que je commencerai ce chapitre.

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