‹ Contributions à l'étude des carbures acétyléniquesChapitre 35 sur 48 · CH» — CH — CH* — CH* — CH — CH» + H · texte numérisé non relu

CH» — CH — CH* — CH* — CH — CH» + H

2* A un acide sulfoconjugué ne renfermant qu'une seule molécule d'acide sulfurique pour deux fonctions éthyléniques et dont les sels ne sont plus décomposables par l'eau.

3» A des polymères du diallyle qui, dans mes expériences, ont été peu abondants ; à tel point que je n'ai pu en recueillir suffisamment pour prendre une température d'ébullition.

L'oxyde qui prend naissance dans la réaction semble s'écarter complètement des oxydes connus jusqu'ici. M. Eltekoff, dans un travail récent (1) a montré que tous les oxydes dérivés des éthylènes se combinent avec l'eau pour régénérer le glycol ; que la faculté d'hydratation décroit à mesure que le poids moléculaire augmente; que les oxydes dérivés des pseudoglycols, c'est-à dire possédant soit un, soit deux carbones

{i) Journal de la Soc. Chim. et Phys, Russe 1882, p. 355.

tertiaires, se combinent beaucoup plus facilement avec Teau que les oxydes dérivés des isoglycols et ces derniers plus facilement que ceux dérivés des glycols primaires. Mais tous les oxydes qu'il cite se combinent à Teau, à une température variant entre la température ordinaire et 100% dans un temps plus ou moins long.

Le pseudoxyde d'hexylène, au contraire, ne réagit pas sur Teau dans ces conditions, quoique dérivant d'un isoglycol.

En considérant sa formule,

CH' — CH — CH* — Cil* — CH -^. CH^

il est facile de voir que cette propriété tient probablement à ce que les deux groupes alcooliques d'où dérive cet oxyde sont séparés par deux atomes de carbone, et, chose remarquable, tandis qu'à priori on eût pu croire que chacun des groupes éthyléniquesdans le diallyle étantséparé de son voisin par deux carbones, aurait dû s'isoler, agir pour son propre compte, si je puis m'exprimer ainsi, et n'avoir pas de relations avec le carbone voisin, on assiste à ce fait bizarre qu'une tendance prononcée à s'unir paraît exister entre ces groupes. Ici, en effet l'oxyde est beaucoup plus stable que le glycol générateur, la liaison entre les groupes éthyléniques étant faite par un atome d'oxygène.

On comprendra assez facilement ces faits en considérant que les atomes de carbone renfermant Toxhydryle dans le pseudohexylglycol sont dans la position y (1), position extrêmement propre à fournir des anhydrides. Si Ton considère, en effet, les corps bi-acides ou acides-alcools dans lesquels un des groupes occupe cette position par rapport à l'autre, on obtient très facilement des anhydrides ; tels sont les cas de Tacide succinique, de Tacide phtalique, et enfin de la classe de composés que Ton désigne sous le nom de lactones. 11 conviendra désormais d'y ranger les corps bi-alcooliques qui remplissent les mêmes conditions.

(1) M. Henry a remarqué dans Toxyde la position des lactones et le considère plutôt comme un éther mixte. Annales de Chim. et Phvs. t. XXÏX, p. 1883 *

CARBURES ALLENIQUES

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