AZ
A partir d’un moment donné, l’hydrolyse ne se produisant plus, il n’y a plus mise en liberté d’aniline-base ; la formation de diazoamidobenzène cesse alors, puisque l’hydrate isodiazoïque ou le sel de diazonium qui ont pris naissance ne peuvent plus se copuler avec l’aniline-base.
A ce moment, l'expérience montre que la réaction devient très complexe, surtout si l’on opère à la température ordinaire, en effet :
1° Le chlorure de diazonium, qui se forme comme je viens de l'indiquer, se décompose au contact de l’eau en milieu acide en donnant du phénol
C6 H5 —Az— C1 L H20 —= CH — OH + AZ + HCI
Az
Le phénol qui prend ainsi naissance se copule en partie ou en totalité avec le sel de diazonium non décomposé pour donner l'azoïque correspondant, le paraoxyazobenzène
C6 H5 — Az — Az — C6 H#— OH (a) (4)
qui précipite en rouge brun dans la solution.
»° Le diazoamidobenzène formé, peut, à la longue, et en présence du chlorhydrate d’aniline, se transposer partiellement et donner naissance à une petite quantité d’amidoazobenzène.