‹ Contributions à l'étude des romans de la Table rondeChapitre 12 sur 71 · Pétrie, Mon. bis t. Brit., p · texte numérisé non relu

Pétrie, Mon. bis t. Brit., p

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aaîson usuelle vieille-celtique seule devait varier1. L'étymologie à'Elised aussi bien que celle d'Essyllt est obscure. Il semble cependant que pour Essyllt nous ayons une indication dans le nom d'homme Seissyll, ou Scissyllt, qui a aussi donné son nom au pays de Cardigan : Seissyllu'g, proprement Ceredigiawn ou pays de Ceredic2. On trouve ce nom écrit parfois Sitsxll. par exemple dans le Brut Ictian Brechpa conservé dans un manuscrit assez récent mais qui s'arrête à 1150 : il donne les deux formes Scisyllt et Sitsyllt 3 . Ce nom rappelle étrangement celui de la sœur de saint Paul Aurélien : Sito-folla 4 qui doit peut-être être lu Sito-solla ou mieux Sito-soltia. Il semble bien que dans Essyllt-Etthill , on ait eu une forme analogue au second terme de Sitsyllt; le premier a dû contenir une dentale / ou à \

Ce son affriqué a été connu des Bretons armoricains aussi bien qu'en Cornwall. En breton moyen, le son provenant de / (à) -j- s en composition avec préfixe, est écrit ce, c(, et se distingue à la fois de s et de % (j doux) et se confond avec ç, c'est-à-dire c devant e et i dans les emprunts français ; dacqm, écho = dut -son, dac^orch ressusciter (dat-sorcli) : le t de dût (do-ate), était devenu spirant : % en moyen-breton est une spirante dentale sonore quand il représente une occlusive dentale. Un des exemples les plus nets, est dans Sainte-Barbe : vers 191, evit se, dans sa 2me syllabe rime en iç ; vers 760, il est écrit c vic^e (Ernault, Rcv. Celt., XI, p. 353, XV, 154; Glossaire moyen-breton à ace). St final ancien-français a donné le même son dans bacc, bât. Ce son était voisin de c~ provenant de th ancien (spirante dentale sourde): goaci^ pire (gallois gwaetH), dioitç, vieux-breton di-urth. C'est si vrai qu'en comique, on a fat h et face6; en breton, voice a donné voeih puis moelh, auj. moue%, vannetais moec'h. Comme

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