‹ Contributions à l'étude des romans de la Table rondeChapitre 18 sur 71 · The text qfthe Red Book Mabinogion, p. vin · texte numérisé non relu

The text qfthe Red Book Mabinogion, p. vin

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variées. Il est à remarquer que Taliessin se vante de connaissances bardiques qui se rapportaient justement à certaines traditions conservées dans nos Mabinogion {Four anc. B., II, p. 181-182, poème XXX; p. 158, poème XVI; p. 153-154, poème XIV; p. 108 (cf. L. Ronge, p. 303) '.

Mabinog, cela va sans dire, ne peut être dérivé deniaban, petit enfant, comme l'a avancé Gwenogvryn Evans2. Il dérive de mebin, lui-même dérivé de mab. Dans un poème qui paraît être de la première moitié du xne siècle (L. Noir de Carm., F. a. B. II, p. 6, vers 22), le puissant personnage auquel il s'adresse est célébré comme ryvel vebin, maître dans l'art de la guerre :

Rutbur uthur avel, rynaut uvel, ryvel vebin

« Toi qui as l'élan effrayant de la tempête, l'agitation de la flamme, professeur de guerre? »

Un poète de la seconde moitié du xne siècle, Gwalchmai, dit que ses louanges s'adressent habituellement au mebin à la lame superbe (yalchlavn mebin). Le sens est ici moins net. Il est, en revanche, clair dans le dérivé mébindod, qui paraît dans une collection en prose de proverbes et d'aphorismes, mis sous le nom de Cattwg Ddoeth ou Catwg le Sage.

La collection repose sur un manuscrit du xvnc siècle, transcrit par Iolo Morganwg en 1799 (Myv. arch. 754; 787.1) : Llyma gynghorion v rhoddes Cattwg Ddoeth i Araïun vah Cyn- ■varch brenin y Gogledd pan ai gollynges ev oi vebindawd, « Voici les conseils que donna Cattwg le sage à Arawn fik de Cynvarch, roi du Nord, quand il le laissa quitter son collège.» McbiuJaii'd, d'après le contexte (pp. 754. 2 — 755. 1; 776.1) paraît être équivalent à congrégation, école. Il pourrait aussi bien signifier apprentissage.

Comment, avec un suffixe -luo-, mab a-t-il pu prendre ce sens? C'est vraiment, à priori, assez difficile à dire. Il est pos-

1. Le poème VII. p. 129, est intéressant à étudier au point de vue des connaissances bardiques. La langue était sûrement étudiée avec soin. Il n'est pas rare que les poètes du xii>--\iiil' siècle se vantent de la pureté de

mraec (gallt

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