Le roman de Tristan, II, pp
2. Je ne crois pas à un archétype unique d'où découleraient les romans connus en question, mais, ce qui est sur, et sur ce point M. Bédier a pleinement raison, il faut renoncer à la théorie des lais indépendants réunis et fondus en un roman par les Français .
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de Tristan (II, p. 314-317). M. Bédier qui a consacré la plus grande partie du tome II de son édition à établir l'existence d'un archétype et à en retrouver le canevas, ne se prononce pas, en terminant, sur le point de savoir si le poème primitif était anglais, anglo-normand ' ou français. Il a été plus affirmant" quelques pages plus haut (p. 128-129). D'après lui} Ce serait le contact des jongleurs armoricains avec leurs congénères gallois après la conquête de l'Angleterre, qui nous aurait donné la légende de Tristan, mais pour le roman, le drame moral qui en fait l'essence et l'unité ne pouvait être l'œuvre des Celtes. Je crois avoir suffisamment réfuté cette théorie pour n'avoir pas à y revenir2. Quant au rôle des Armoricains, j'aurai occasion d'en dire quelques mots plus bas.
Béroul (je ne distingue pas ici entre lui et son continuateur) semblerait avoir vu par lui-même certains paysages du Cornwall; mais je crois comme M. Muret que ce qui indiquerait chez lui quelque familiarité avec les choses et les hommes d'Outre-Manche, est dû à ses sources. Dans ses