‹ Contributions à l'étude des romans de la Table rondeChapitre 49 sur 71 · Hunt, Two Chart.; 2e Clart., p · texte numérisé non relu

Hunt, Two Chart.; 2e Clart., p

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près Glastonburv. On trouve Andred seul '. Ce nom a été déjà confondu en anglo-saxon avec celui à* Aldred : c'est ainsi que dans la chronique d'Ethehverd (composée entre 975 et ion), au lieu à'Andredes-lege, on a Aldredeshage2. Il est donc fort possible que la forme du nom du traître qui varie entre Andred et Audret ait été d'abord Andrct. En tout cas, Audret, si la forme n'est pas évoluée à' Andred, représente le nom anglo-saxon très connu Aldred, avec la vocalisation française de /. Deux évoques de Saint-German's en Cornwall ont porté ce nom avant la conquête. Il apparaît fréquemment dans YExon Domesday (IV, 1, 6, 11, 12, 16, 18, 70, 398, 1^4 etc.). Audret, contrairement à l'opinion reçue, ne peut être breton. Ce nom n'a rien à foire avec le breton Autret, malgré les apparences. Suivant une loi bien connue, en breton / se vocalise dans l'unique cas où elle est suivie immédiatemment de / ou d, mais alors le résultat est voyelle -f- /, jamais d, même si d est étymologique : c'est ainsi quecal dâria, chaudron, après avoir été caltor, devient et est aujourd'hui encore caoter, dialectalement caler : le d de caldâria est traité comme le t de altâre qui passant par altor est arrivé à doter. Le nom breton Autret remonte au vieux-breton Aîtrit, Alt-ret. Quant à la vocalisation de / devant / ou d en breton, elle ne paraît pas antérieure à la fin du xne ou au commencement du xme. Elle est inconnue en comique et en gallois. La forme Audret pour Aldred est due aux Français. De même Alter-non (autel de Nonn, mère de saint Dewi, nom d'une paroisse du Cornwall), est encore aujourd'hui Alternun, mais, au moyen âge, à diverses reprises, ce nom apparaît sous la forme française Autrenou ».

Gondoine est d'origine germanique et a pu venir du continent, mais il est fort possible que ce soit une forme altérée de Godivin : ce nom anglo-saxon se trouve sous la tonne Godew ine chez Geflfrei Geimar, Estoire des Engles, vers 4801, 4814

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