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ioo /. Loth.
après Riuallonus, la mention : gallici Rialkn '. Pour la terminaison -en, -on, dans Rivalcn pour Riwalon (Eilhart : Riwalin), le seul des trois groupes brittoniques au xi-xne siècle, qui puisse la présenter régulièrement, est le comique. L'accent comique est un accent énergique, heurté (c'est ce que les Allemands ont caractérisé par gestossen) et très destructeur des voyelles posttoniques. Pour -on nous en avons un exemple clair dans fitnten de fontâna dans le Voc. comique écrit au commencement du xnr ' siècle, mais sûrement copié d'un manuscrit antérieur. En Armorique, au xie siècle, c'est encore funton2. On peut citer dans le Domesdoy Book pour le Cornwall, par conséquent dès la fin du xie siècle ' : Tri -wallen (pour Tri -wallon), Cadwallen {Cad-wallon), Egles pour Eglos, Egloes, église, dans Egks-ros; Pen-fonienio (Jontinio pluriel' de funten, fôntin) ; Modrid (Modredes) dans les Manumissions on thiBodmin Gospel, qui sont du x-xie siècle, si on le compare augallois Medraud et àl'armoricain Modrot, nom d'homme du Cart. de Redon, montre déjàcet affaiblissement de la terminaison, qui, même dès le xic siècle, atteint les diphtongues posttoniques : par exemple Tal-gollo pour Tal-golow (cf. Pmfontinio). Rivalcn pour Riwalin serait donc une forme comique régulière 5, si on fait abstraction du changement âew en v. L'affaiblissement de -on en -en est, en somme, tardif en armoricain; à part Roallen (p. 295, en 1080)4 et Graalend, p. 750, en 1124-1125, je n'en vois guère d'exemple avant le XIVe siècle. Dans le Cart. de Redon, comme dans celui de Quimperlé, on a Riuuallon, Donuuallon ou Riwallun, Donwallun, Dunwallun (var. Riguallon, Dnngitallon).
S'il devait rester le moindre doute sur Rivalen=RiwalIon,h forme Roiiland qui apparaît plusieurs fois dans sir Tristrem 5
1. J. Loth, Chrest., p. 22Ù. Cf. Cadoualain en 1235, p. 195. La forme Ruvalen est sur le chemin qui la mènera kRualen que l'on trouve en 1315 dans Ker-rualen.