Ed. Rhys Evans, p
{. Cart. Redon, p. 74, 86, 129, 261. 243, 333. — Cart. de Quim-
102 /. Loth.
Il n'est pas rare en gallois : xe-xr" siècle dans le Livre de Landav ' Diuunguallaun (prononcé Dov-gwallaun2 avec voyelle de résonance entre v et //) ; Din-guallaun, Dun-guallaun (pron. Dôn-gwallawn, ou Dôn-walîawn). Kn Cornwall Dûvn-wallon
devenait régulièrement Dônwallon, Donwallen (e = ô bref), ù bref étant devenu o de très bonne heure, dès l'époque du vieux comique.
Ce nom parait un peu plus commun en Armorique, mais on ne peut rien en arguer, car pour des raisons données plus haut, l'onomastique comique pour les noms propres d'hommes dès la fin du xie siècle est fort pauvre : on n'en trouve guère que dans quelques rareschartes anglo-saxonnes et les MânUmissions on the Bodiniii Gospel. A propos des formes de noms brittoniques apparaissant dans les lais et romans arthuriens, il me semble utile dédire un mot de Gracient qui a grandement servi et n'est pas encore hors d'usage pour étaver la thèse armoricaine de Zinuncr et C,e. Gracient a donné son nom à un lai célèbre. La forme vieille-armoricaine (ce serait aussi la forme vieillecornique) estGradlon, gallois Grat-laun. En zone bretonnante, il a évolué en Gra~lon et Grallon. En zone bretonne française, ii 24-1 175, c'est Graclend (terra Gràalendi presbyteri) 3. Actuellement la forme courante venue de la Bretagne française est Gralan, souvent écrit Gralland. On en a conclu que Graelent ne pouvait être que d'origine armoricaine. Or, c'est un nom très connu en Cornwall : on trouve en 1166 Gralan, en 1212 Grealant 4, à corriger en Graciant; au xme siècle Gra^clen >. Ce sont deux descendants de Bretons: le Gralan de 1166 est de la famille des Blohion (mal écrit Blohin pour Blohin dans le Domesday Book).
perle, éd. Maître-Berthou (Donuuallonus, Donguallonus, Dunguallon, Dunguallonus, Dunguallun); cf. J. Loth, CbresL, p. 127, 202.