De Gray-Birch, History of Margam Abbey, p
104 /. Loth.
gain n'est pas connu en Armoriq.ue. C'est sûrement le vieuxgallois Bran-wen, nom de la sœur de Bran, dans le mabinogi qui porte son nom. Brangvain représente Bran-gwen, forme caractéristique du xc siècle et qu'on peut trouver même au xic.
Nous avons vu plus haut que Dynas étaitcornique. On peut en dire autant de Cariado, de Caerdin et probablement de Kanelangres .
Cariado semble un dérivé àecariad, qui signifie, en gallois, amant ou amante, objet aimé, mais ce peut être, ce qui est plus probable, une forme comique signifiant aimable (Thomas, vers 956 : del biait Cariados se dote). La forme courante en comique moyen est caradoiv, aimable. Ces mots en-adow sont propres au comique et conformes à sa phonétique ; en gallois, c'est caradzuy; en breton, au xne siècle, c'eût été caradoue \ En Cornwall, au contraire, cette réduction se montre dès le xe siècle : wy se réduit même à 0 : Morhaytbo, Morbaeffro, Mor-baedo - ; dans le Cart. de Redon : Iam-haitboni 5.
Kahcrdin est composé de Caer et de din citadelle (vieux-celt. dùnos). Din est fréquent comme second terme en Cornwall : Pend in écrit auj. Pen-deen en Saint-Just en Penwith. Il v a même en Crowan un Kerthen que Lelant donne sous la forme Cairdine 4. Din n'apparaît en breton que dans le diminutif ou dérivé Dinan. Le nom propre Kaberdin, Caerdin est donc sûrement comique.
Canoel, résidence du père de Tristan, a été rapproché de Canuclprès Guérande, qui paraît dans une charte du ixe siècle du Cartulaire de Redon >. M. Quilgars, qui a composé un Dictionnaire toponoinaslique de la Loire-Inférieure et est guérandois, l'identifie avec le nom actuel, Canvel, en Piriac. Je
1. Dialectaieinent, plus tard, on a le nom propre de femme Caraiou.