Pour o'th dyvod(Métrique galloise, irc partie, p
J. Après im on peut hésiter, mais il me semble certain qu'il J pour cb, cf. au vers précédent, le ch de fechid.
n6 /. Loth.
monde et leur profitable abri. Il a lait, l'échanson de la gloire, un emprunt bien triste : jusqu'au jour du jugement durera sa folie.
« Quoique j'aime le rivage de la mer, je hais la vague : elle a usé de violence, la vague, froide est sa meurtrissure. Je me lamenterai, tant que je serai près d'elle. Je laverai (cette tache) avec allégresse sur mon sein. Si l'estomac est rempli, le cœur n'y est pour rien. Kyheic, faisons un accord.
« J'ai du regret à la suite de ses messages, depuis que le beau guerrier s'est hâté au loin vers la mort. Nous avons été tous les deux de vaillants collaborateurs là où l'eau entraîne les feuilles. »
De h. xi ciih' fragment
« Drystan gronde ^e fureur à la pensée de ta venue; il ne te
recevra pas dans Pour moi, de mon côté, j'ai vendu March
pour toi ; je voulais me venger de Kyheic à cause de ses paroles si douces. Hélas, nain, que ta colère m'a été funeste. »
Strophe i, vers i :pyr toei : pyr signifie : depuis que, et aussi parce que, et toei semble indiquer une action répétée: sur pyr, sa construction et son sens, voir J. Loth : Questions de grammaire et de linguistique brit tonique, 1, p. 107.
Vers 3 : D'après l'orthographe du Livre Noir, diwal doit représenter le dyfal actuel (cf. L. Noir, 34, 15 et plus bas, strophe 3, vers 3.). Il y a un autre mot, actuellement dywal, qui a le sens de cruel (Myv. Arch. 163.).
huyscur au sens propre, paraît signifier au trait (javelot, pique) hardi : pour yscwr, cf. (L. Rouge, i7. a B., II, 219, 18.) :
Neu'm gwant ysgwrr 0 gwrr dy got.
Mais il a prisun sens métaphorique (Myv. Arch. 231-2 ; 146, 2 ; 150, 1 ; il est dit d'un aigle: eryr huyscur.')
Vers 4 : yscinvaen, mot à mot, montoir de pierre (pierre pour monter). Le mot est employé métaphoriquement (cf. Myv. Arch. 13) :
Nyth orseif esgar esgynvaert mawr vro.
Romans de la Table ronde. 117
« Il ne peut t 'arrêter, l'ennemi, toi le grand perron du pays. »
Bcirl bit, les bardes du monde : bit est souvent ajoute ainsi
pour donner une idée d'ampleur. Clydur, abri confortable,
au sens métaphorique, est resté en usage. Dafydd ab Gwi-
lym dit d'Ifor Hael : (17).
Harddenaid beirdd a'u clydwr
« âme aimable des bardes et leur abri ».
Vers 5 : aivirtul ==■ afrddwl actuel. J'ai identifié ce mot avec l'irlandais abardall et donné son étymologie (Archiv f. Celt. Lexic. I, p. 3 57-359)-
Vers. 6 : ertiwul ne se trouve nulle part ailleurs; ce serait, je crois, actuellement erddyfwl. J'ai supposé jolie, passion folle, en pensant à l'irlandais actuel buile folie, désespoir (Dinneen, Ir. Engl. Dict.) ; c'est une hypothèse bien séduisante. Faut-il lire erwitul (er-fyâwl ?). Le mot ne se trouve pas.
Strophe 2, vers 2 : treis a bien un sens de violence, mais surtout exprime un acte d'enlèvement, de rapt fait avec violence. Ce sens est précisé dans les Ancient Laïus I, 254; cf. 424 ; II, 232; cf. Iolo Goch, id, p. 161).
— : y ron : ron paraît employé ici métaphoriquement; il a le sens propre de lance (Mvv. Arch. 278. 2 : Gruffyd rud ron); de même gwayw plus employé dans ce sens.
Yron du vers 6 à un sens tout différent. Ron,àms l'expression pei ron a le sens de quand même, même s'il était possible (Sélections front Heng. mss. S1 Greal, p. 26, p. 5.) Ron a peutêtre ici ce sens, ou un sens approchant.
Vers 3 : Pour ew, v. J. Loth, Remarques et Add. à l'Introduction de S t rachan, p. 62.
Pour le sens de buiiv, on peut hésiter et traduire : je me lamenterai, tant que j'existerai, à cause d'elle (la vague).