‹ Contributions à l'étude des romans de la Table rondeChapitre 67 sur 71 · C. Myv. Arch · texte numérisé non relu

C. Myv. Arch

Tra y bwyf, y bo dy ganmawl Bard fyddaf y Dduw, tra fwyj ddyn.

Herioid a le plus souvent, en prose, le sens de suivant, selon, mais le sens que je lui donne ou un sens approchant

i iS /. Loth.

n'est pus rare. Hcrwydd Diïw traduit apud Dcniu dans Dafydd Hiraddug. {Myv. Arcb. 569. 1); xu heïwyl calan, en ce qui concerne les étrennes {Myv. Arch. 211. 1). En comique, herwyth a le sens de au pouvoir de, en compagnie de. On pourrait d'ailleurs, dans notre passage, traduire : à cause d'elle. C'est la vague qui est visée, car treis et cleis sont masculins.

Vers 4 : heinxf est traduit par vif, allègre, et aussi dans les dictionnaires modernes, comme celui de Walter, par luxuriant, en parlant delà terre (WalterSjfz/o'/. WelshDict. : végète).

On ne voit pas bien à quoi se rapporte exactement golchhu. Dans un passage de Cynddelw {Myv. Arch. 161. 1), golchi a le sens du français laver un outrage dans le sang :

Golchynt eu deurut deiur lueissyon :

« Ils lavaient leurs joues, ces vaillants jeunes gens en sortant du combat. »

Le visage (les deux joues aussi) est synonyme d'honneur.

Vers 5 : Keudawd a le sens primitif d'estomac (il vient du latin cavitaleni) et de pensée : c'est le sens qu'il a en breton. Il semble qu'il s'agisse ici d'un acte lucratif, avantageux, mais que le cœur n'a pas inspiré. Benvi, bouillir, est souvent employé métaphoriquement, par exemple en parlant de la trahison : Myv. Arch. 249. ny verwynt vrad {id. L. Rouge, 258. 5., 6 : berwyi bryt brai)>

Versé : llwrw (irl. lorg) signifie proprement trace, sentier, mais il est plus souvent employé au sens métaphorique : llwrw, eu ce que, du moment que, en ce qui concerne, eu fait de. Il apparaît aussi dans des idiotismes comme yn llwrw y benn, la tête la première. Son sens primitif est encore très net dans certains passages : sur la trace, sur le sentier, la poursuite de (L. Aneurin, 104. 1 ; Myv. Arch. 159. 2, ar llwrw camaïun : « sur la piste (le sentier) de guerre ».) Il est possible que dans notre passage, il faille traduire : à la poursuite de.

Kyheic, d'après le vers du deuxième fragment est manifestement un nom propre.

-yron : il y a des exemples de sut fixes de la première personne du pronom avec préposition en -;/ (J. Loth, Remarques et additions, p. 66).

Romans de la Table ronde. 119

Strophe 3, vers 1 : yssitn edivar . mot à mot, est repentir à moi.

Peut-être y a-t-il un vers disparu entre le premier et le second. Ban pour pan a le sens propre de quand ; je l'ai traduit à cause du sens, par depuis que : o'r pan est employé dans ce sens. Ce vers paraît expliquer edivar.

Vers 2 : pell y agheu pourrait signifier : celui dont la mort est connue au loin, ou encore, qui répand la mort au loin. Ces deux sens seraient faciles à justifier par des exemples; mais le verbe vrysswys a évidemment un objet qui ne peut être que agheu. Pebrur se trouve sous la forme décomposée pebir gur (p. 54, vers 15).

Vers 3 : imam ne compte que pour une syllabe; de même pour buost (L. Noir, p. 48, vers 3^).

Vers 4 : menic. On aurait pu songer à corriger en mynych1, mais menic existe; c'est un dérivé de men : men, myu, vannetais men, où : Gwalchmai, Myv. Arch. 149. 1 : Dyfryded vonhed fennic yd wyi (là où tu es);

d. the Book of Llandav, p. 120 : y pop mynnic yd voy, partout où ce pourra è re; ibid. y pop mynnic ar tir Teliau.

Dalenneu : daîen peut indiquer un feuillet de livre, une feuille d'or (dalen eut-). Silvans Evans lui donne même, non sans raison, le sens général de lamina .

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