C. dumi L. — R. Environs de Chalon-sur-Saône, en octobre
Le mâle vole souvent en plein jour (C). M. Miot Ta pris à Beaune (Côte-d'Or), dans les bois de pins, sur la montagne, le 8 octobre 1900. Chenille sur piloselle, pissenlit et autres chicoracées, en juin. Chrysalide allongée, avec l'extrémité anale bifide, abritée dans un tissu léger, environné de mousse, à la surface de la terre.
CATALOGUE RAISONNÉ. — B0MBYGB3. 255
G. 30. — LA8I0CAMPA Latr.
Les chenilles des Lasiocampes (sauf L potatoria) vivent isolément sur les arbres. Elles éclosent à la fin de l'été et passent Thiver, appliquées à nu, sur les branches, gelant et dégelant alternativement, selon les variations de la température, sans que cela semble les incommoder. Elles sont généralement de la couleur des écorces, et la forme semicylindrique de leur corps leur permet de se coller si exactement sur les branches, qu'il est très difficile de les y découvrir, quoiqu'elles ne soient pas du tout cachées. Elles se chrysalident dans une coque molle, allongée, assez riche en soie, et pénétrée d'une fine poussière sécrétée par la chenille. Les papillons, au repos, tiennent les ailes inférieures presque horizontales, ce qui les fait déborder des ailes supérieures. Cette attitude, les découpures des ailes et leur couleur les font ressembler à des feuilles mortes. Ils ne volent que la nuit et on les trouve parfois en ville, le matin, reposés près des réverbères, dont la lumière les a attirés.
L potatoria L. — Seule dans ce genre, la chenille de cette espèce vit sur Bromus, Carex, Festuca, Alopecurus et autres graminées. Elle ressemble plus à celles des Bombyx qu'aux autres chenilles de Lasiocampes. On la trouve en mai et juin, dans les endroits frais et humides. Elle établit son cocon contre la tige des graminées. Le papillon éclot en juillet. Pas rare à Bagé-le-Châtel (Ain) L. Gombaud! RR. dans la région mâconnaise.
L pruni L. — R.R. un peu partout en juin-juillet. Ghenille adulte en mai-juin, sur prunier, prunellier, pommier, chêne, orme, bouleau.
L quercifolia L. — Assez commun en juillet-août. Je l'ai trouvé plusieurs fois au pied des réverbères sur le
256 E. ANDBÉ. — LÉPIDOPTÈRES DE SAONE-ET-LOIRE.
quai Sud, à la gare, etc. Chenille sur aubépine, épine-
vinette, saule et arbres fruitiers.
L populifolia S. V. — Rare en tout pays : je n'en ai pris
que trois exemplaires en quinze années, juillet (C).
Je ne Tai jamais trouvé aux environs de Mâcon (And.).
Chenille d'avril à juin, sur les peupliers et les saules. L. betulifolia Ochs. — R. en mai, dans nos contrées (C*).
Jamais trouvée (And.). Chenille en août-septembre,
sur chêne, bouleau, peupliers.
L ilicifolia L. — N'a encore été trouvée, à ma connaissance,
que dans les forêts aux environs de Chalon. Chenille
en juin-juillet, sur Tosier, le saule, l'airelle, etc.
Papillon en mai (C*).
Fam. - ENDROMID^
G. 31. - ENDR0MI8 Och.
f. uersicolora L. — La chenille, glabre et pourvue d'une protubérance, en arrière, ressemble un peu à celles des macroglosses. Elle se trouve en juin-juillet, sur bouleau, saule, tilleul, aulne, noisetier, etc. Cocon brun noir, d'un tissu ajouré, à la surface de la terre, entre quelques brins de mousse ou de feuilles sèches. Papillon en mars, vole en plein jour. Creuse d'Auxy, bois de Montjeu, etc. Je ne l'ai jamais trouvé aux environs de Mâcon, sans doute pour avoir trop négligé de chasser dans les bois au premier printemps.
Fam. — SATURNID2£
G. 32. — AGUA Och.
A.tau L. — G. en mars-avril, dans les clairières des grands bois; le mâle vole en plein soleil, surtout le matin. Chenille en juin, juillet, août, sur chêne, hêtre, charme,
CATALOGUE RAISONNÉ. — BOMBYCES. 257
bouleau, tilleul, noisetier, eto. La chrysalide est enterrée peu profondément. Je ne Tai pas trouvé aux environs de Màcon. M. Lingot l'a pris dans TAin.
G. 33. — 8ATURNIA Schrk.
8. pyrl S. V. — Ce papillon, bien connu sous le nom de Grand Paon, est le plus grand d'Europe. Il est assez commun, à la fin d'avril et au mois de mai. Le mâle vole la nuit, jusqu'à dix ou onze heures du soir, à la recherche de la femelle. Celle-ci pond 80 à 100 œufs, couchés côte à côte en lignes plus ou moins longues. Ils éclosent une quinzaine de jours plus tard et donnent naissance à des petites chenilles noires porteuses de verrues couvertes de poils roux. Au deuxième et au troisième âge, les verrues sont jaunes. Enfin, au quatrième et au cinquième âge, elles sont devenues d'un beau bleu clair et portent quelques longs poils noirs ; le fond est d'un beau vert. Ces chenilles font entendre un grincement quand on les inquiète. Elles se nourrissent des feuilles de la plupart des arbres fruitiers. Vers la fin de juillet, elles se construisent à la bifurcation des branches ou sous le rebord des murs, un cocon brun, dur, formé de soie très grossière, dans lequel elles se chrysalident. Le papillon en sort parfois au mois de mai suivant, parfois deux ou trois ans plus tard, mais toujours à la même époque. Cette espèce est assez délicate à élever en captivité et dégénère rapidement si la chenille souffre un peu de la faim. C'est ainsi que j'ai obtenu des papillons n'ayant pas plus de 8 centim. d'envergure tandis que, dans la nature, ils atteignent parfois 14 centim.
S. paoonia L. — C. Partout en avril. Le mâle vole surtout au crépuscule, d'un vol saccadé et incertain. La femelle, qu'on trouve plus rarement, reste immobile, généra-