TOME XVII
étendue, situé sur ces alluvions, exploré en tous sens, n'a donné également qu'un résultat négatif.
La station est située, par conséquent, sur le versant Est du contrefort terminus des tufs porphyritiques, contourné par le Trévoux, mais la partie la plus riche se présente en plaine, sur des limons argileux et sablonneux, — à gisements de nodules siliceux blonds, — affleurant les couches alluviales de l'Arroux et du Trévoux. Les terrains sont cultivés à la charrue, dans la proportion d'un sur cinq. Les herbages couvrent donc les quatre cinquièmes de la superficie supposée de la station aoheuléenne.
Habitat.
De quel rameau ethnographique descendaient les premiers hommes de Rosereuil ? Venaient-ils de Saint-Âcheul, des plateaux de la Vienne, des Pyrénées, apportant avec eux l'industrie de taille rencontrée dans ces intéressantes stations acheuléennes? Celle de Rosereuil marque-t-elle une étape de l'émigration des premiers quaternaires, ou jalonne-t-elle leurs incursions? Nul ne le sait. Contentonsnous d'enregistrer qu'ils firent un long séjour dans la boucle du Trévoux et de l'Arroux et qu'ils laissèrent là de nombreuses traces de leur passage.
La station était judicieusement choisie. Assise sur un coteau déclive plus boisé sans doute qu'aujourd'hui, elle était sillonnée par d'abondantes sources qui n'ont pas cessé de s'écouler dans la direction du Trévoux et de l'Arroux. «De plus, la région donnait le silex indispensable à la fabrication des instruments. Il n'en fallait pas davantage à ces populations primitives, pour élire domicile à cet endroit où leur vie matérielle était assurée par la pêche et la chasse.
L'abondance des instruments trouvés laisse supposer une population assez nombreuse, échelonnée sur tout le