ARTICLE UNIQUE
La Chambre des députés est d'avis que le gouvernement peut autoriser une loterie au capital de 300,000 francs, avec billets au prix de 1 franc.
Le produit de cette loterie sera consacré à la construction d'un musée d'histoire naturelle à Âutun.
Le mode d'émission et le contrôle des comptes de cette loterie seront réglés par un arrêté du Ministre de l'In* térieur.
M. E. Château fait part d'une curieuse observation météorologique :
Le 19 juillet 1904, à huit heures quinze du soir, un point lumineux venant de TOuest a disparu au Nord -Nord-- Ouest. Il a laissé après son passage une traînée blanche qui semblait immobile et a été visible à l'œil nu, à Bourg-le- Comte, pendant trente-deux minutes, montre en main. Le même météore a-t-il été observé ailleurs ?
M. le D^ Oillot appelle l'attention de la Société sur un tableau scolaire de champignons, intitulé :
Les Champignons qui font mourir.
Ce tableau qui est l'œuvre de nos collègues, MM. Mazimann et Plassard, professeurs à l'École de cavalerie d'Âutun, est la réalisation du projet présenté à la Société d'histoire naturelle d'Âutun, dans la séance du 29 juin 1902. (Bull. Soc. hisL nat. d'Autun, t. XV (1902), 2, p. 177.) Partant de ce principe que les Champignons véritablement vénéneux et dangereux, en un mot, les Champignons qui tuent, sont en petit nombre, et que, par conséquent, pour éviter les accidents malheureusement encore trop fréquents, il est, avant tout, nécessaire de bien distinguer ces espèces, MM. Mazimann et Plassard ont réuni et représenté en
couleur, de grandeur naturelle, et à différents degrés de développement, les cinq ou six espèces les plus nuisibles, auxquelles sont dus la presque totalité des empoisonnements, à savoir : Amanite bulbeuse ou phalloïde ^ A. tuemoTÀChes ou Pausse^Oronge, A, citrine et sa variété blanche, A. panthère et Volvaire gluante, au total quatorze ligures. On peut affirmer que tout amateur de champignons qui connaîtrait bien ces espèces redoutables et saurait en éviter Tusage, se mettrait à l'abri de tout danger d'empoisonnement grave.
Ce projet de tableau, texte et dessins, soumis à Tapprobation de la Société mycologique de France et de TAssociation française pour l'avancement des sciences, en a reçu Taccueil le plus encourageant, et les auteurs, tenant compte des conseils de mycologistes compétents, ont travaillé à faire une œuvre aussi parfaite que possible, en tout cas, bien supérieure aux tableaux analogues publiés jusqu'ici. L'exécution de ce tableau, plus utile et plus humanitaire que commercial et lucratif, a rencontré peu de bienveillance et d'empressement auprès des grands éditeurs de Paris, mais, heureusement, les auteurs ont trouvé chez deux libraires et typographes autunois, également nos col-* lègues, la meilleure volonté en même temps que l'outillage nécessaire, et la planche actuelle, sortie des presses lithographiques de M. J. Coqueugniot, et éditée parla librairie Nourry et Guignard, avenue de la Gare, à Âutun, peut être considérée comme une œuvre, et une bonne œuvre locale qu'il appartient à la Société d'histoire naturelle d'Âutun de patronner et de propager.
Ajoutons que la netteté des images, la clarté du texte et le prix modéré (3 fr. au détail) de ce tableau le mettent à la portée de tous ; il a sa place marquée dans tous les établissements publics et les écoles du département.
Il est donné lecture des communications suivantes :
Notes sur Torage du 16 juillet, à Autun, Phénomènes et bizarreries de la foudre en boule,