ANNÉES
DEGUNAISONS M degrés it BiiBUt
Notes complémentaires.
Pendant la visite des travaux du chemin de fer, M. Marchai a signalé aux excursionnistes les remarques suivantes qu'il a faites depuis de nombreuses années.
Première Remarque. — Sur le versant méridional de la montagne des Craques, les acacias prospèrent généralement, ainsi que le^ mélèzes, les sapins {Abies excelsa DC.) et le pin Laricio ; mais le pin sylvestre y est très rabougri et le pin noir d'Autriche (var. auslriaca) y périt. *
Deuxième Remarque. — Entre la Oombe-Denis et la Combe-des-Mineurs, dans l'espace compris entre les deux branches de la nouvelle ligne de chemin de fer, un certain nombre d'érables sycomores [Acm- pseudO''plaiani^)j épars au milieu des acacias, présentent tous la particularité suivante, constatée depuis l'année 1872 :
Du côté Nord, à environ wi mètre du sol, ils portent une plaie verticale assez longue, non cicatrisée^ qui pénètre profondement jusque dans les couches du bois.
Faut-il voir dans ces cicatrices de simples effets des éboulis de roches ou de glissements de neige durcie ? Alors comment expliquer que les autres essences, sauf cependant deux peupliers, soient indemnes de cet accident?
Troisième Remarque. — Dans la rue Chaptal, treize gros platanes âgés d'environ soixante ans, ainsi du reste que ceux des boulevards et places du Creusot, notamment de la place de la Molette, sont uniformément inclinés vers le Sud-Est.
Cette inflexion semble en rapport avec la direction des vents dominants du pays, qui soufflent du Nord-Ouest en suivant la vallée des Riaux.
1. Voir Bulletins Soc. bist. nat. AutuD, volume XII bii, comptes rendus, p. 169 : Une Maladie deê Ping au Creusot, note de M. C. Marchai.
EXCURSION A ISSY-L'ÉVÊQUE ET GRURY (19 juin 1904).
Les noms alléchants de Radium et de Polonium^ mis en vedette dans les convocations à cette excursion, avaient déterminé l'adhésion de nombreux sociétaires^, dont quelques-uns venus d'assez loin, pour voir en place les minerais d'où l'on extrait ces corps nouveaux si pleins de mystère et de promesses.
Dès 1898 ^, les propriétés extraordinaires et troublantes du Radium, qui détruisent toutes les notions que nous avions jusqu'alors sur la matière, avaient été révélées au monde savant, par M. et M"** Curie. Si depuis quelque temps l'attention était de nouveau attirée sur cette question par les journaux scientifiques, littéraires et môme politiques, c'est que le gouvernement autrichien venait de mettre son veto sur les minerais d'Uranium dans les résidus desquels les illustres chercheurs avaient eu tant de peine à isoler quelques sels de radium. On se fera une idée de ces difficultés, quand on saura que pour en extraire un gramme, il fallait traiter dix mille kilogrammes de minerai. Et la Pechblende ou Pechurane provenant de la mine de Joachimsthal, en Bohême, était alors le seul minéral sufïisamment abondant, pour fournir les éléments de recherche du précieux métal dont la puissance rayonnante est, comme on le sait, deux millions de fois plus grande que celle de V Uranium,
i. MM. le marquis d'AudifTret, de Boutavent, prôs CluDy; Henri Béclère, venu exprès de Paris; l'abb6 Bonin; Cambrai et ses deux flis; Louis Canet; Carrion, de Marly-sous-lssy ; le vicomte H. de Ctiaignon ; Chassignoi, à la Boulaye ; Croizier Henri et ses fils Bernard et Louis; Emile et Georges Demonmerot; Devieux; Léon Dubois; le D' Oillot; Guillaume; Jarlot James; Jeannet, dlssy-rÉvéque; Marlot H.; Menand ; Pernot Ernest; Renaud Gaston; Roidot-Errard ; Paul Sauzay; Adrien Seguin; Simon Joseph; Sirdey; Pierre et V. Berthier.